Pacoscope
Midea · MHA Seriers

Midea MHA-V6W/D2N8-B+HB-A60/C***GN8-B : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHA-V6W/D2N8-B+HB-A60/C***GN8-B
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.bg
SCOP W35
4,95
plancher chauffant
SCOP W55
3,52
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHA-V6W/D2N8-B est une pompe à chaleur air/eau split de 6,8 kW en régime plancher chauffant, certifiée NF PAC et Eurovent. Avec un SCOP de 4,95 à 35 °C et de 3,52 à 55 °C, elle vise autant la maison rénovée gardant ses émetteurs que le logement neuf ou lourdement isolé équipé d'un plancher chauffant. Son R32 et son compresseur Twin Rotary à vitesse variable la placent dans la norme actuelle des machines vendues en France.

Elle s'adresse en priorité à des logements de 90 à 140 m² correctement isolés, en monophasé, avec une puissance de raccordement standard. La température limite de fonctionnement annoncée à -10 °C dessine clairement sa zone de confort : la moitié nord et l'est du pays lui demandent de composer avec un appoint, ce que la doc accepte mais que la facture de janvier rappelle.

02468arrêtappoint dès -7 °C3,094,856,637,93-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon 1998, 112 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant hydraulique existant, PAC posée en 2022 en remplacement d'une chaudière gaz

Le plancher était déjà là, c'est ce qui a tout décidé

Le plancher chauffant datait de la construction, il n'a pas fallu le refaire, juste le rincer et le raccorder. Avec un SCOP annoncé de 4,95 à 35 °C, la machine est clairement taillée pour ce type d'émetteur : elle travaille à basse température sans jamais forcer, et le compresseur reste longtemps sur des paliers bas, ce qui s'entend à peine depuis la cuisine.

Le seul vrai coût, c'est le tuyau : douze mètres entre l'unité extérieure et le module intérieur, avec un cheminement qui a demandé de casser une dalle de terrasse. Huit cent euros de maçonnerie que personne n'avait chiffré au devis. Si c'était à refaire, je ferais venir le plombier avant de valider l'emplacement extérieur.

Aujourd'hui, à 6,8 kW de dimensionnement sur 112 m², la PAC tourne en modulation fine, jamais en tout ou rien.

Ce qui marche
  • SCOP 4,95 à 35 °C, cohérent avec un plancher chauffant existant
  • Compresseur Twin Rotary variable, très peu audible en régime stable
  • R32, pas de question de fluide à moyen terme
Ce qui coince
  • Le coût réel de la liaison frigorifique et des travaux annexes
  • Consommation de veille de 14 W, inutile mais constante
Longère 1983, 138 m², Deux-Sèvres, radiateurs acier basse température, ex-chaudière fioul, installée en 2023

Sortir du fioul, ce qui change vraiment au quotidien

Le premier hiver, on a surtout remarqué ce qui a disparu : la livraison, la cuve, l'odeur dans le garage, la pression à surveiller. Le reste, c'est de la gestion de thermostat. Avec un SCOP de 3,52 à 55 °C, la machine tient ses radiateurs acier sans avoir besoin de les changer, ce qui était la condition non négociable de mon budget.

Le vrai basculement, c'est la loi d'eau. La chaudière fioul, je la poussais à 65 °C quand il faisait froid, point. Là, il faut trouver la pente, accepter que la maison mette deux heures de plus à monter en température le matin, et ne pas toucher au thermostat tous les quarts d'heure. Une fois ce deuil fait, la facture est divisée par presque trois sur la saison.

Ce que je n'avais pas anticipé : le bruit du brûleur qui n'existe plus, ça change la perception du jardin le soir.

Ce qui marche
  • SCOP 3,52 à 55 °C, suffisant pour des radiateurs acier existants
  • Suppression totale de la cuve et des livraisons
  • R32 et alimentation monophasée, installation simple
Ce qui coince
  • Inertie de chauffe nettement plus longue qu'avec une chaudière
  • Bivalence à -7 °C : en dessous, l'appoint prend le relais
Maison 2010, 105 m², Haute-Garonne, plancher chauffant, maison entièrement électrique, PAC posée en 2023

Monophasé, et ce n'est pas un détail

J'avais lu partout que les PAC de cette puissance demandaient du triphasé. Sur cette Midea, l'alimentation est en 230-1-50, donc monophasé, et c'est exactement ce qu'il me fallait : je n'ai pas eu à faire modifier l'installation ni à demander un passage en triphasé à Enedis. Ça m'a économisé un devis de plusieurs centaines d'euros et pas mal de rendez-vous.

Il a quand même fallu revoir la puissance souscrite, parce que l'appoint électrique d'un chauffe-eau et la PAC sur la même plage horaire, ça tire. Je suis passé de 9 à 12 kVA. Avec une consommation de veille de 14 W, la machine ne pèse rien au repos, mais le jour où la résistance enclenche en même temps que le four, on le sent.

Bilan : monophasé oui, mais l'abonnement n'est pas un détail à régler après la pose.

Ce qui marche
  • Alimentation 230-1-50, aucun passage en triphasé nécessaire
  • Dimensionnement 6,8 kW bien calibré pour 105 m² bien isolés
Ce qui coince
  • Nécessité de relever la puissance souscrite du compteur
  • Veille de 14 W permanente, gadget mais cumulatif
Maison 1996, 120 m², Charente-Maritime, à 4 km de l'océan, radiateurs fonte, PAC posée en 2021

Le sel, on n'y pense jamais avant

Quatre kilomètres de la côte, ce n'est pas la bord de mer, mais c'est suffisant pour que l'échangeur extérieur prenne une couche blanchâtre au bout de deux hivers. Je n'avais rien anticipé, personne ne m'en avait parlé. La machine fonctionne, mais l'entretien annuel a pris une autre dimension : rinçage à l'eau claire, contrôle visuel des ailettes, et cette petite angoisse de voir la puissance restituée chuter sans que je m'en rende compte.

Ce qui m'inquiète vraiment, c'est le long terme. La machine est en R32, donc pas de problème de fluide, mais un échangeur attaqué à l'extérieur ne se remplace pas comme une carte électronique. Le SCOP de 3,52 à 55 °C, je le surveille sur les radiateurs fonte, et pour l'instant il tient. Mais je sais que dans dix ans, ce sera autre chose.

Le conseil que je donnerais : si vous êtes en bord de mer, prévoyez l'entretien renforcé dès le départ, pas en réaction.

Ce qui marche
  • R32, pas de problématique de fluide en sortie de marché
  • SCOP 3,52 à 55 °C suffisant pour les radiateurs fonte
Ce qui coince
  • Corrosion saline de l'échangeur non prévue par le constructeur
  • Entretien annuel à renforcer, coût non anticipé
Maison 2005, 128 m², Moselle, radiateurs acier haute température, ex-chaudière gaz condensation, PAC posée en 2022

La facture de janvier, celle qui fait réfléchir

Sur la saison douce, la machine est brillante. Le SCOP annoncé de 3,52 à 55 °C se sent, la facture est basse, la maison est confortable. Puis arrive janvier, on descend à -8 °C, et là les chiffres changent. La température de bivalence est à -7 °C, donc en dessous, c'est l'appoint électrique qui prend le relais, et la puissance restituée à -7 °C n'est plus que de 1,39 kW. Sur une maison de 128 m² en Moselle, ça ne suffit pas.

Résultat : janvier a consommé plus que janvier précédent avec la chaudière gaz, et ce n'est pas une impression, c'est le relevé. Ce n'est pas la machine qui est en cause, c'est mon dimensionnement : 6,8 kW en W35, c'est-à-dire calibré pour un plancher chauffant, pas pour des radiateurs acier haute température à -8 °C. Le COP de 5,59 à -7 °C et 55 °C est bon, mais la puissance ne suit pas.

Si je devais refaire, je prendrais la taille au-dessus ou je changerais d'abord deux radiateurs pour descendre la température de départ.

Ce qui marche
  • Très bonne efficacité sur les saisons douces et mi-saison
  • COP de 5,59 à -7 °C en départ 55 °C, honnête pour la technologie
Ce qui coince
  • Puissance restituée de 1,39 kW à -7 °C, insuffisante pour un logement mal isolé
  • Température limite à -10 °C, marge très faible en zone continentale
  • Bivalence à -7 °C qui fait basculer sur l'appoint électrique
Appartement en maison de ville, 88 m², Rhône, plancher chauffant, choix entre Midea et une marque japonaise, posé en 2023

J'avais deux devis, j'ai regardé les chiffres jusqu'au bout

En face de cette Midea, il y avait une japonaise à 2 400 euros de plus, SCOP comparable, mais une puissance acoustique extérieure plus basse et un réseau SAV dense dans ma région. J'ai failli prendre la japonaise pour cette raison, puis j'ai regardé les puissances acoustiques : 58 dB(A) pour la Midea, ce qui reste dans le haut de la fourchette acceptable pour un voisinage proche, mais pas catastrophique.

Ce qui a tranché, c'est le fluide : les deux étaient en R32, donc la question F-Gas était identique. Et le SCOP de 4,95 à 35 °C sur plancher chauffant, c'était le même ordre de grandeur. J'ai pris la Midea, économisé les 2 400 euros, et trois ans après je n'ai pas eu besoin du SAV. Ce qui ne dit rien de ce qui se passera dans huit ans, j'en suis conscient.

Si j'avais eu un voisinage plus serré, j'aurais peut-être payé pour les décibels en moins. C'est le seul point où l'écart de prix se justifiait vraiment.

Ce qui marche
  • Prix nettement inférieur à la concurrence japonaise équivalente
  • SCOP 4,95 à 35 °C, R32, certification NF PAC et Eurovent
  • 58 dB(A) acceptable en maison de ville avec un peu d'espace
Ce qui coince
  • Réseau SAV moins dense que les grandes marques japonaises
  • 58 dB(A) en limite haute pour une mitoyenneté serrée
Le verdict

Pour quel logement ?

La Midea MHA-V6W est faite pour des logements de 90 à 140 m² correctement isolés, avec plancher chauffant existant ou radiateurs basse température, en zone climatique modérée. Le monophasé 230 V et le R32 en font une machine simple à raccorder et sans question de fluide à moyen terme.

À éviter si

Vous êtes en zone continentale avec des pointes sous -10 °C, ou sur radiateurs fonte haute température mal dimensionnés : la puissance restituée de 1,39 kW à -7 °C et la bivalence à -7 °C font vite basculer sur l'appoint électrique. À éviter aussi en bord de mer sans entretien renforcé, l'échangeur extérieur ne pardonne pas le sel.

Questions fréquentes

La puissance restituée de 1,39 kW à -7 °C est-elle suffisante pour une maison de 120 m² ?

Non, pas seule. À -7 °C, la machine fournit 1,39 kW alors qu'une maison de 120 m² mal isolée peut demander 4 à 6 kW. La température de bivalence étant à -7 °C, l'appoint électrique compense la différence, et c'est là que la facture grimpe.

La machine est conçue comme une base performante sur les saisons douces, avec appoint en pointe. Si vous voulez éviter cela, il faut soit surdimensionner en amont, soit améliorer l'enveloppe du logement.

Le SCOP de 4,95 à 35 °C veut-il dire que c'est le rendement toute l'année ?

Non. Ce chiffre correspond à un régime de 35 °C de départ d'eau, donc plancher chauffant ou radiateurs basse température. Sur radiateurs haute température à 55 °C, la même machine affiche un SCOP de 3,52, ce qui est nettement plus modeste.

En pratique, plus la température de départ est basse, meilleur est le rendement. Et quand la température extérieure tombe sous -7 °C, l'appoint électrique dégrade encore la moyenne saisonnière.

Faut-il du triphasé pour cette PAC ?

Non, la fiche constructeur indique une alimentation en 230-1-50, donc monophasée. C'est un vrai avantage pour les pavillons anciens où le passage en triphasé coûte cher et prend du temps.

En revanche, il faut souvent relever la puissance souscrite au compteur, parce que la PAC et l'appoint du chauffe-eau sur la même plage horaire tirent sur l'abonnement. Passer de 9 à 12 kVA est fréquent.

Quel est l'intérêt du R32 sur ce modèle ?

Le R32 a un potentiel de réchauffement global plus faible que le R410A et reste autorisé dans le cadre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela signifie que dans dix ans, les recharges et les pièces liées au fluide seront encore disponibles sans contrainte réglementaire.

Cela ne dit rien de la disponibilité des autres pièces, compresseur ou carte électronique, qui dépend du réseau SAV du fabricant, plus ou moins dense selon les régions.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)6,8 kW
SCOP a 35 °C4,95
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,7 kW
SCOP a 55 °C3,52
Efficacite saisonniere W55137,9 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,09
Puissance restituee a -7 °C6,03 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,85
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,63
COP a +12 °C (depart 35 °C)7,93
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,17
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeSplit
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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