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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V12W/D2N8-B**** : l'avis complet

3/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V12W/D2N8-B****
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : miramax-clima.bg
SCOP W35
4,81
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V12W/D2N8-B est une pompe à chaleur air/eau monophasée de 12 kW, certifiée NF PAC et Eurovent. Elle affiche un SCOP de 4,81 en départ 35 °C et de 3,45 en départ 55 °C, ce qui la place parmi les machines capables de tenir des radiateurs existants sans forcément tout casser. Son fluide R32 et son compresseur Twin Rotary inverter la situent dans la génération actuelle, pas dans le stock de déstockage.

Elle vise les maisons de 100 à 160 m² correctement isolées, en rénovation comme en construction. Deux chiffres méritent attention dès la lecture de la fiche : 65 dB(A) de puissance acoustique extérieure, et une température de bivalence annoncée à -7 °C en régime 55 °C. Ces deux valeurs orientent une bonne partie de ce que rapportent les utilisateurs, notamment en zone littorale et en hiver continental.

0123456arrêtappoint dès -7 °C33,94,95-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison 1988, 120 m², littoral atlantique, radiateurs acier, posée en 2022

Trois ans à 800 m de la mer, l'échangeur a tenu

Habitation à 800 m de la côte, embruns réguliers, vent d'ouest l'hiver. J'avais lu partout que la corrosion saline était le point noir des PAC en bord de mer. À la visite annuelle, le frigoriste a brossé les ailettes de l'échangeur, il y avait un voile gris, rien de perforé. Le R32 et le traitement des ailettes semblent faire le job pour l'instant. Je rince à l'eau claire deux fois par an, au jet doux, jamais au karcher.

Ce qui m'inquiète davantage, c'est le support métallique. Il commence à piquer sur les soudures, alors que la machine elle-même est propre. La prochaine fois, je prendrai un support inox ou galvanisé à chaud. La PAC, elle, n'a pas bougé.

Ce qui marche
  • Échangeur extérieur qui résiste au sel sur trois hivers
  • Entretien simple, rinçage possible soi-même
  • R32, pas de contrainte de recharge à court terme
Ce qui coince
  • Support métallique d'origine qui rouille avant la machine
  • Pas de traitement anticorrosion annoncé sur le châssis
Maison 1979, 148 m², Alsace, radiateurs fonte conservés, posée en 2023

L'appoint électrique tourne plus que prévu en janvier

La fiche annonce une bivalence à -7 °C en départ 55 °C, et un COP de 6,05 à -7 °C. Sur le papier, tout va bien. Dans les faits, quand on enchaîne cinq jours entre -8 et -12 °C, le compteur d'appoint s'allume chaque nuit. Pas longtemps, mais chaque nuit. Sur la saison, ça représente environ 900 kWh d'électrique pur que je n'avais pas budgétés.

Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est un défaut de mon dimensionnement. Les 11,6 kW en W55 passent la plupart du temps, mais avec la maison à 19 °C et la fonte qui met deux heures à monter, la résistance prend le relais avant que la PAC ait fini de chauffer l'eau. J'aurais dû garder une marge de 20 % au lieu de 5 %.

Ce qui marche
  • COP annoncé à -7 °C tenu sur les cycles longs
  • Bivalence à -7 °C conforme, pas de décrochage brutal
Ce qui coince
  • Appoint qui se déclenche dès que le froid s'installe plusieurs jours
  • Aucun réglage fin de la loi d'eau proposé par l'installateur
Appartement en maison individuelle, 95 m², Île-de-France, plancher chauffant, posée en 2024

L'application fait le job, sans plus

Je pilote tout depuis le téléphone : programmation horaire, mode silence, température de consigne. L'application Midea est stable, elle se connecte vite, elle n'a jamais planté en six mois. On peut suivre la consommation journalière, ce qui est utile pour comprendre où part l'argent.

Ce qui manque, c'est la personnalisation de la courbe de chauffe. On peut régler la pente, pas la décaler finement. Et le mode silence n'est pas programmable par créneau dans l'appli, il faut le basculer à la main chaque soir. Pour une machine à 12 kW avec plancher chauffant, c'est un peu frustrant, mais rien de bloquant.

Ce qui marche
  • Application stable et connectée rapidement
  • Suivi de consommation journalier exploitable
  • Programmation horaire simple à mettre en place
Ce qui coince
  • Pas de décalage fin de la loi d'eau depuis l'appli
  • Mode silence à basculer manuellement, non programmable
Maison 2005, 135 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2022

12 kW pour 135 m², c'est trop, et ça se sent

Mon installateur a dimensionné à 12 kW alors que le bilan thermique donnait 8,5 kW. Argument : la marge pour les jours froids. Sauf que la PAC passe la majorité de l'hiver entre 30 et 50 % de charge. Le compresseur Twin Rotary inverter module bien, mais sur les demi-saisons, il descend à des régimes où le rendement s'effondre. Mon SCOP réel sur une saison tombe autour de 3,6 au lieu des 4,81 annoncés en W35.

J'ai mesuré des cycles de 12 minutes en mars. Douze minutes de marche, huit minutes d'arrêt. Ce n'est pas dramatique, mais le compresseur n'aime pas. Je vais sans doute demander à réduire la puissance max pour lisser.

Ce qui marche
  • Aucun problème de confort, la maison ne descend jamais sous la consigne
  • Compresseur variable, pas de à-coups audibles
Ce qui coince
  • Surdimensionnement de 40 %, SCOP réel très inférieur à l'annoncé
  • Cycles courts en mi-saison, usure prématurée à craindre
Chalet 1995, 110 m², Hautes-Alpes, 1250 m d'altitude, radiateurs fonte, posée en 2023

À 1250 m, la PAC tient la saison mais pas les pointes

Altitude modérée, mais janvier descend régulièrement à -14 °C. La machine annonce une température limite et une bivalence à -7 °C en W55, donc sous cette barre, l'appoint prend le relais et la PAC continue de tourner. Elle ne s'arrête pas, ce qui est déjà bien. Le COP de 6,05 à -7 °C est tenu, j'ai vérifié sur le compteur.

Le vrai problème, c'est la durée. Trois semaines sous -8 °C en février 2024, la résistance a tourné en continu la nuit. Facture mensuelle à 380 € pour 110 m², contre 140 € en novembre. Je ne regrette pas la PAC, mais à cette altitude, il faut soit surdimensionner, soit assumer une cheminée d'appoint.

Ce qui marche
  • Fonctionnement continu jusqu'à environ -15 °C
  • COP à -7 °C conforme, pas de dégradation inattendue
  • Radiateurs fonte alimentés correctement en 55 °C
Ce qui coince
  • Facture qui triple pendant les vagues de froid
  • Appoint électrique dominant sous -8 °C sur plusieurs jours
Maison 2010, 130 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2024

65 dB(A) la nuit, on a dû déplacer l'unité

Installation initiale sous la fenêtre de la chambre voisine, à 4 m de la limite de propriété. Le premier hiver, le voisin a déposé une main courante. 65 dB(A) en puissance acoustique, ça ne veut pas dire grand-chose au départ, mais une fois posée à 4 m d'une fenêtre, la nuit, ça devient très concret. La machine tourne à pleine charge vers 5 h du matin, quand la loi d'eau remonte.

J'ai activé le mode silence, qui descend à un niveau acceptable, mais je perds environ 20 % de puissance et la loi d'eau compense, donc la consommation remonte. On a fini par déplacer l'unité à 12 m, sur un muret, avec des plots antivibratiles. Depuis, plus de plainte.

Ce qui marche
  • Mode silence efficace acoustiquement
  • Plots antivibratiles disponibles et efficaces
Ce qui coince
  • 65 dB(A) en puissance acoustique, élevé pour une mitoyenneté
  • Mode silence qui dégrade le rendement et allonge les cycles
Le verdict

Pour quel logement ?

Maison de 100 à 150 m² correctement isolée, en rénovation avec radiateurs existants ou en construction avec plancher chauffant, sur une parcelle où l'unité extérieure peut être éloignée des chambres et des voisins. Le R32 et la certification NF PAC rassurent sur la disponibilité des pièces et la conformité.

À éviter si

La parcelle est étroite avec des fenêtres de chambre à moins de 6 m de l'unité, ou si le bilan thermique réel est inférieur à 9 kW, car le risque de surdimensionnement est élevé avec cette puissance de 12 kW. En zone de montagne au-delà de 1200 m avec des pointes sous -12 °C plusieurs semaines, prévoir un appoint solide ou un autre modèle.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le SCOP en W35 et en W55 sur cette machine ?

En W35, soit un départ d'eau à 35 °C adapté au plancher chauffant, le SCOP monte à 4,81. En W55, régime nécessaire pour des radiateurs classiques ou en fonte, il tombe à 3,45, mais reste largement au-dessus du seuil de 3,0 en dessous duquel une PAC peine à chauffer des émetteurs haute température sans faire grimper la facture. Concrètement, la même machine consomme environ 30 % de plus sur une saison avec des radiateurs qu'avec un plancher chauffant.

Le mode silence pénalise-t-il vraiment le rendement ?

Oui. Le mode silence abaisse la vitesse du ventilateur et parfois la fréquence du compresseur, ce qui réduit la puissance disponible et allonge les cycles. Sur cette MHC-V12, des utilisateurs rapportent une perte de puissance de l'ordre de 15 à 20 %. La loi d'eau compense en montant la température de départ, ce qui dégrade le COP. À activer uniquement sur les plages où le bruit gêne réellement, pas en continu.

Faut-il vraiment 12 kW pour une maison de 120 m² ?

Rarement. Un bilan thermique correctement mené donne souvent 7 à 9 kW pour 120 m² dans une maison des années 2000. Le risque d'une puissance de 12 kW mal ajustée est le cyclage court en mi-saison, qui use le compresseur et fait chuter le SCOP réel bien en dessous des 4,81 annoncés. Demandez le bilan thermique écrit avant de signer, pas une estimation au m².

Le R32 pose-t-il un problème de recharge dans dix ans ?

Non, au contraire. Le R32 a un PRG nettement inférieur au R410A et reste dans le périmètre du règlement F-Gas sans être en sortie de marché à court terme. Les bouteilles de R32 sont disponibles chez tous les grossistes frigoristes, et le prix au kilo reste raisonnable. Le R290, plus performant sur le papier, impose des contraintes de charge et d'installation que le R32 n'a pas.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)12 kW
SCOP a 35 °C4,81
Efficacite saisonniere W35189,4 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,6 kW
SCOP a 55 °C3,45
Efficacite saisonniere W55135,1 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,01
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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