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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V6WD2N7E-*** : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V6WD2N7E-***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,89
plancher chauffant
SCOP W55
3,82
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V6WD2N7E est une pompe à chaleur air/eau monophasée de 6,4 kW à 35 °C, certifiée NF PAC et Eurovent. Elle embarque un compresseur Twin Rotary à vitesse variable et fonctionne au R290, le propane, ce qui la place d'emblée dans la génération de fluides qui ne sera pas inquiétée par le calendrier F-Gas.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon 1988, 118 m², Loiret, radiateurs acier basse température, pose en 2023, dossier MaPrimeRénov déposé en octobre

MaPrimeRénov, cinq mois de dossier et une avance de trésorerie qui pique

Le devis signé en octobre annonçait 11 400 euros posé, avec une prime annoncée autour de 4 200 euros. Sauf que le versement est arrivé en mars, après l'installation, et qu'entre-temps il a fallu avancer la totalité. L'installateur RGE a fourni les attestations, l'audit énergétique, la fiche technique certifiée NF PAC, donc rien n'a été rejeté, mais les délais sont ce qu'ils sont.

Un point que je n'avais pas anticipé : la prime CEE est versée par l'obligé, pas par l'État, et son barème avait bougé entre le devis et le dépôt. J'ai perdu environ 300 euros dans l'histoire. Le gain reste réel, mais il faut avoir la trésorerie pour tenir six mois.

Sur le plan technique, aucune surprise. La machine tourne en loi d'eau sur des radiateurs acier, elle suit sans forcer, et le compteur a baissé par rapport au gaz.

Ce qui marche
  • Dossier accepté sans demande de pièce complémentaire
  • Installateur à jour des attestations NF PAC et CEE
  • Gain de consommation conforme à ce qui était annoncé
Ce qui coince
  • Cinq mois entre dépôt et versement
  • Barème CEE qui bouge en cours de route
  • Avance de trésorerie complète à faire
Maison 2006, 140 m², Isère, plancher chauffant existant, installation 2022, contrat d'entretien souscrit la première année

La garantie constructeur tient, à condition de ne pas oublier l'entretien

Le compresseur est garanti cinq ans pièces chez Midea, et j'ai pris l'extension à dix ans pour 380 euros. Ce que j'ai compris à mes dépens : sans le contrat d'entretien annuel signé par un frigoriste habilité, la garantie saute en cas de panne liée au circuit frigorifique.

Le contrôle annuel me coûte 178 euros, avec vérification du fluide, nettoyage de l'échangeur extérieur et contrôle d'étanchéité du R290. C'est une dépense qui n'existait pas avec la chaudière gaz, et il faut la budgéter dès le départ.

Je note aussi que l'extension n'a d'intérêt que si l'installateur d'origine reste en activité. Dans mon cas il a fermé en 2023 et je suis passé chez un autre frigoriste, qui a accepté de reprendre le suivi sans broncher.

Ce qui marche
  • Extension de garantie à dix ans au prix raisonnable
  • Autre frigoriste a repris le contrat sans difficulté
  • Contrôle d'étanchéité intégré au forfait annuel
Ce qui coince
  • Vérification annuelle obligatoire sous peine de déchéance
  • Coût d'entretien supérieur à une chaudière gaz
  • Dépendance à la survie de l'installateur initial
Longère 1952, 165 m², Morbihan, radiateurs fonte conservés, pose en 2024, hiver humide

Un capteur de pression en panne et trois semaines d'attente, en janvier

La machine a coupé net le 15 janvier, code défaut sur le circuit frigorifique. Le frigoriste est venu en 48 heures, a diagnostiqué un capteur de pression HS. La pièce a mis vingt-deux jours à arriver, avec un délai Midea annoncé à dix jours ouvrés puis repoussé deux fois.

Pendant ce temps, appoint électrique via le thermostat, et la facture de janvier a grimpé à 420 euros contre 180 habituellement. Ce n'est pas la faute du R290, qui n'était pas en cause, mais celle de la logistique pièces.

À décharge, l'intervention a été prise sous garantie et la réparation a été propre. Mais sur une région littorale où le froid humide s'installe, trois semaines sans PAC en janvier, ça se ressent. Depuis, plus aucun incident.

Ce qui marche
  • Diagnostic rapide, sous 48 heures
  • Prise en charge sous garantie, aucune facture de pièce
  • Réparation durable après remplacement du capteur
Ce qui coince
  • Vingt-deux jours pour obtenir un capteur de pression
  • Appoint électrique coûteux en pleine vague de froid
  • Absence de stock de pièce en France sur cette référence
Maison 1978, 130 m², Vaucluse, radiateurs fonte, comparatif avec une Daikin Altherma 3 R, choix arrêté en 2023

Entre la Daikin et celle-ci, c'est le R290 et le SCOP à 55 qui ont tranché

J'avais deux devis côte à côte, la Daikin Altherma 3 R en R32 et cette Midea en R290, à peu près au même prix posé. Ce qui a fait la différence, c'est la brochure Eurovent : 3,82 de SCOP à 55 °C contre un peu en dessous chez Daikin sur la configuration que j'avais.

Sur mes radiateurs fonte, ce paramètre compte plus que le SCOP à 35 °C, que personne n'atteint sans plancher chauffant. La bivalence à -7 °C dans les deux cas, donc pas de surprise de ce côté.

Le R290 a aussi pesé, avec le calendrier F-Gas qui se resserre sur le R32 à moyen terme. Je ne regrette pas, même si Daikin a un réseau SAV plus dense en région. La Midea est plus discrète en fonctionnement, 58 dB(A) annoncés, ce qui est correct sans être exceptionnel.

Ce qui marche
  • SCOP à 55 °C supérieur au concurrent direct
  • R290 moins exposé au calendrier F-Gas
  • Bruit extérieur contenu à 58 dB(A)
Ce qui coince
  • Réseau SAV Daikin plus dense en zone rurale
  • Notoriété de la marque plus faible en France
  • Peu de retours utilisateurs disponibles en ligne
Ferme rénovée 1935, 180 m², Cantal, radiateurs fonte, poêle à bois 12 kW conservé, pose en 2023

Le poêle prend le relais sous -7 °C, la PAC fait le reste

Configuration classique en maison ancienne : la pompe à chaleur couvre les mi-saisons et les journées au-dessus de zéro, le poêle à bois prend le relais dans les vrais creux de janvier. La bivalence de la machine est donnée à -7 °C, donc au-delà l'appoint électrique se déclenche, et je préfère allumer le poêle avant.

Le mariage fonctionne, mais il faut une règle claire : je bascule sur le bois quand la température extérieure passe sous -3 °C, sinon les deux systèmes se marchent dessus et le thermostat devient illisible.

Le vrai atout, c'est le R290 : zéro risque de gel de l'échangeur quand la machine tourne par intermittence à côté du poêle. Le COP à -7 °C, donné à 6,78 sur ce modèle, tient la promesse sur les journées froides sans vent.

Ce qui marche
  • Bivalence à -7 °C compatible avec un usage bois d'appoint
  • COP élevé au point froid, économies réelles en janvier
  • R290 insensible au gel en fonctionnement intermittent
Ce qui coince
  • Nécessite une règle de bascule entre les deux systèmes
  • Appoint électrique coûteux si on oublie le poêle
  • Réglage de la loi d'eau à refaire à chaque changement de saison
Maison 1995, 125 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, trois devis comparés en 2023, pose en 2024

Trois devis, deux écartés, et un choix qui s'est joué sur les détails

Premier devis : 14 800 euros, sans mention du fluide, sans attestation NF PAC, avec un ballon tampon de 200 litres non justifié sur une installation en radiateurs acier. Écarté. Deuxième : 12 200 euros, mais l'installateur sous-traitait la mise en service à un frigoriste extérieur, ce qui complique le SAV. Écarté aussi.

J'ai retenu un artisan local à 12 900 euros, RGE QualiPAC, qui a justifié chaque poste : dégazage, calibrage de la loi d'eau, mise en service par lui-même, attestation NF414 fournie au dossier. Il a aussi accepté de ne pas poser de ballon tampon, ce qui était le bon choix vu la configuration.

Trois ans après, je maintiens : sur ce type de machine, l'écart de 700 euros entre devis ne vaut pas la tranquillité d'un installateur qui maîtrise la mise en service du R290. C'est un fluide qui demande une habitude, pas juste une habilitation.

Ce qui marche
  • Mise en service réalisée par l'installateur lui-même
  • Attestation NF414 et fiche Eurovent fournies pour le dossier
  • Pas de ballon tampon imposé sans justification technique
Ce qui coince
  • Écart de prix important entre devis pour un service équivalent en apparence
  • Peu d'installateurs formés au R290 en zone rurale
  • Difficile de juger la qualité de la mise en service avant qu'elle soit faite
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements en rénovation avec radiateurs existants à moyenne température, où le SCOP à 55 °C de 3,82 fait la différence face à des machines plus connues. La certification NF PAC et le fluide R290 rassurent aussi sur la durée et la valeur résiduelle.

À éviter si

Vous cherchez un réseau SAV dense partout en France, car Midea reste moins implanté que Daikin ou Atlantic en zone rurale. À éviter aussi si la trésorerie ne permet pas d'avancer la totalité du coût avant le versement des aides.

Questions fréquentes

Le R290 pose-t-il un problème de disponibilité des frigoristes ?

Le R290 est un fluide inflammable classé A3, ce qui impose une habituation technique de l'installateur et une attestation spécifique. Tous les frigoristes ne l'ont pas, surtout en zone rurale, ce qui peut rallonger les délais de dépannage.

En revanche, un frigoriste formé n'aura aucun mal à intervenir sur cette machine, qui utilise un compresseur Twin Rotary courant. Le vrai frein, c'est la pièce de rechange, pas la compétence.

Faut-il un ballon tampon avec ce modèle ?

Avec 6,4 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et un compresseur à vitesse variable, la machine module suffisamment pour se passer de ballon tampon sur la majorité des installations en radiateurs.

Un ballon devient pertinent si le volume d'eau du circuit est très faible, sous 60 litres, ou si vous prévoyez d'ajouter une zone de plancher chauffant ultérieurement. Sinon, il ajoute du coût et des pertes thermiques inutiles.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -7 °C ?

C'est le seuil de bivalence donné pour le régime 55 °C. En dessous, la résistance électrique d'appoint prend le relais pour maintenir la température de départ, ce qui se voit immédiatement sur la facture.

Si vous êtes en zone de montagne ou en hiver continental marqué, l'angle poêle à bois ou cheminée d'appoint devient pertinent. À -10 °C, la machine seule tient, mais à un coût qui grimpe vite.

Le prix du kWh électrique change-t-il la rentabilité du projet ?

Oui, mécaniquement. Avec un SCOP à 55 °C de 3,82, la machine transforme 1 kWh électrique en 3,82 kWh de chaleur, donc la rentabilité face au gaz dépend directement de l'écart de prix entre les deux énergies.

Si le kWh électrique augmente deux fois plus vite que le gaz, le gain s'érode. Aujourd'hui l'avantage reste net, mais c'est le paramètre à surveiller chaque année dans votre calcul.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)6,4 kW
SCOP a 35 °C4,89
Efficacite saisonniere W35192,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,9 kW
SCOP a 55 °C3,82
Efficacite saisonniere W55149,7 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,41
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille9 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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