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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V8W/D2N8-B**** : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V8W/D2N8-B****
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : gfx3.senetic.com
SCOP W35
5,22
plancher chauffant
SCOP W55
3,36
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V8W/D2N8-B fait partie de ces machines que l'on croise surtout en rénovation, avec des émetteurs existants à alimenter. Avec un dimensionnement de 8,1 kW sur plancher chauffant et 6,6 kW sur radiateurs haute température, elle vise les logements de 100 à 150 m² correctement isolés, où l'on ne veut pas casser toute la maison pour passer au plancher chauffant.

Son SCOP de 5,22 en départ 35 °C est excellent, et le 3,36 en départ 55 °C la place dans la bonne moyenne des machines capables de tenir des radiateurs classiques. Le fluide R32, la certification NF PAC et un compresseur Twin Rotary inverter complètent un ensemble cohérent pour un remplacement de chaudière à fioul ou gaz. Reste à savoir ce que ça donne sur une vraie saison de chauffe, et ce que les utilisateurs en disent avec le recul.

0123456arrêtappoint dès -7 °C3,24,15,15-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure59 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1998, 110 m², Charente-Maritime, résidence secondaire, radiateurs basse température, posée en 2022

Hors gel toute l'année dans une maison qu'on n'habite pas l'hiver

On a acheté cette bicoque pour les vacances et les week-ends prolongés, donc la question du chauffage de base était secondaire. Sauf que la laisser refroidir complètement aurait posé des problèmes d'humidité, et puis bon, un radiateur qui gèle, ça ne se redresse pas. La MHC-V8W en mode réduit, en loi d'eau abaissée, sans coupure totale, a tenu deux hivers sans broncher.

Le SCOP de 5,22 en plancher chauffant ne me concerne pas vraiment, mes radiateurs tournent en basse température autour de 38 °C, ce qui s'en rapproche. Ce qui me parle plus, c'est le COP de 5,33 à -7 °C en départ 55 °C, parce que même en mode veille longue, les rares semaines où je suis là en janvier, la machine envoie encore correctement sans que le compteur explose. Le gestionnaire à distance fait bien son travail, je peux la remettre en route la veille de mon arrivée.

Ce qui marche
  • Bon rendement même en fonctionnement réduit prolongé
  • Pilotage à distance fiable pour anticiper une arrivée
  • Pas de gel malgré des passages sous 0 °C
Ce qui coince
  • Consommation en veille de 14 W qui tourne à vide six mois par an
  • Il faut penser à relancer la veille pour trouver la maison à température
Pavillon 1986, 135 m², Auvergne, radiateurs fonte conservés, remplacement fioul, posée en 2023

R32, tant mieux, mais qu'est-ce que ça vaut dans quinze ans ?

J'ai longtemps hésité avant de signer. Pas sur la puissance, la maison était calculée autour de 7 kW et la MHC-V8W en départ 55 °C sort 6,6 kW, ça collait. Ce qui me tarabustait, c'était le fluide. Le technicien me disait que le R32 était en avance, sortait de la logique F-Gas, tout ça. Je veux bien, mais le R410A s'arrête aussi, et on ne m'a pas expliqué où je trouverais du R32 dans dix ans si la charge tombe.

Au final, le raisonnement qui m'a décidé : le R32 est déjà une réponse au règlement F-Gas, avec un PRG quatre fois plus faible que le R410A. Pour la recharge, le circuit d'une machine de ce type tient 1,5 à 2 kg, et une fuite n'est pas systématique. La valeur résiduelle inquiète moins qu'avec du R410A, parce que la filière frigoriste continue de s'équiper en R32.

Ce qui marche
  • R32 aligné sur la réglementation F-Gas actuelle
  • Compresseur Twin Rotary inverter, mécanique éprouvée
  • Pas de crainte majeure sur la recharge à moyen terme
Ce qui coince
  • Personne ne peut promettre la disponibilité du R32 dans vingt ans
  • Installateurs encore inégaux sur la manipulation du R32
Maison 2005, 120 m², Centre-Bretagne, plancher chauffant, posée en 2023

Le dégivrage, c'est bruyant et ça laisse une flaque

Je savais que le dégivrage existait, on me l'avait dit. Mais entre l'entendre et le vivre, il y a un écart. En Bretagne intérieure, l'hiver est humide, la température reste entre 2 et 6 °C pendant des semaines, et c'est exactement la plage où la machine cycle. Elle fait un bruit de souffle qui n'a rien à voir avec le ronronnement habituel, ça dure deux à quatre minutes, et l'eau part en rigole le long du mur.

Le vendeur m'avait parlé du 59 dB(A) en puissance acoustique. Ce chiffre correspond au bruit continu, pas au pic de dégivrage, et là c'est plus fort. J'ai posé une dalle gravillonnée sous l'unité et un tuyau d'évacuation vers le caniveau, ça a réglé le côté flaque. Le bruit de dégivrage, en revanche, il est là. La nuit, fenêtre de chambre à 4 mètres, ça s'entend.

Ce qui marche
  • Le dégivrage ne dure jamais très longtemps
  • Bon rendement réel malgré les cycles humides
Ce qui coince
  • Pic de bruit supérieur au 59 dB(A) annoncé
  • Trace d'eau au sol à gérer soi-même, non prévue dans mon devis
Maison 1979, 150 m², Haut-Rhin, radiateurs fonte + appoint poêle, installée en 2022

Ce que je referais, ce que je ne referais pas

Deux hivers plus tard, le bilan est mitigé. La machine fait le job, je ne peux pas dire le contraire. Sur une saison de chauffe, je consomme environ 7 800 kWh électriques en tout, ce qui reste raisonnable pour 150 m² en Alsace quand la chaudière fioul d'avant m'aurait coûté plus. Le SCOP de 3,36 en 55 °C, mes radiateurs fonte n'y arrivent pas tout à fait en janvier, donc je suis un peu en dessous.

Ce que je referais autrement, c'est la position. L'unité extérieure est au sud, plein soleil, et en été elle chauffe à vide. Je la mettrais plutôt en façade est, à l'ombre du matin, avec un plot antivibratile correct, pas ceux livrés avec. Et je prendrais un contrat d'entretien avant la première année, pas après. La bivalence à -7 °C m'a rattrapé deux semaines en février, l'appoint s'est déclenché sans que je m'en rende compte.

Ce qui marche
  • Facture globale plus basse qu'avec le fioul
  • La bivalence annoncée à -7 °C s'est vérifiée
  • Machine fiable, pas d'arrêt sur deux hivers
Ce qui coince
  • Position plein sud pénalisante en été
  • Appoint électrique déclenché plus souvent que prévu
  • Plots antivibratiles d'origine à remplacer
Maison 1976, 125 m², Normandie, remplacement chaudière fioul, radiateurs acier, posée en 2023

Sortir du fioul, ce que ça change vraiment au quotidien

La cuve était en fin de vie, la chaudière fioul avait 22 ans, et le devis de remise en conformité m'a convaincu de basculer. Je ne regrette pas, mais le quotidien n'est pas celui que j'imaginais. Plus de livraison, plus de cuve à surveiller, plus d'odeur dans le garage : ça, c'est net. En revanche, la chaleur est moins immédiate. Avec le fioul, on poussait le thermostat, ça montait en vingt minutes. Là, si la loi d'eau n'est pas bien réglée, on attend deux heures.

Le SCOP de 3,36 en 55 °C me va, mes radiateurs acier ont été dimensionnés pour du fioul à 70 °C, donc ils chauffent correctement avec une eau à 50 ou 55 °C. La facture d'électricité annuelle remplace une facture de fioul biannuelle, ça se lisse. Le point D à -7 °C avec un COP de 5,33 m'a rassuré pour les hivers normands, même si on n'y descend pas tous les ans.

Ce qui marche
  • Plus de cuve, plus de livraison, plus d'odeur
  • Radiateurs acier existants conservés sans problème
  • Bonne tenue annoncée et vérifiée en dessous de 0 °C
Ce qui coince
  • Inertie plus longue qu'avec le fioul
  • Réglage de la loi d'eau indispensable au confort
Maison 1989, 140 m², Bourgogne, radiateurs fonte haute température, posée en 2022

La facture réelle sur une saison, sans enjolivement

J'ai acheté cette machine pour remplacer une chaudière gaz condensation, et je savais que ce serait calculé. Le gaz me coûtait 1 850 euros par an. La MHC-V8W m'a coûté 1 420 euros d'électricité la première saison, mais j'ai un abonnement heures creuses heures pleines, ce qui aide. En réalité, la machine tourne surtout en heures creuses parce que la loi d'eau programme la chauffe la nuit, sauf que la maison est chaude quand je me lève et qu'il fait 19 °C à 18 heures.

Le vrai chiffre, c'est le rendement en janvier. La bivalence à -7 °C, je l'ai franchie trois nuits. L'appoint s'est déclenché, pas longtemps, mais ça se voit sur la facture. Le reste du temps, le COP moyen tourne autour de 3, ce qui est cohérent avec le 3,36 annoncé en 55 °C. Ce n'est pas la ruine, ce n'est pas la promesse initiale non plus.

Ce qui marche
  • Facture inférieure au gaz condensation sur l'année
  • Le SCOP annoncé se retrouve à peu près dans les faits
Ce qui coince
  • Appoint électrique ponctuel mais coûteux en vague de froid
  • Intérêt des heures creuses discutable selon le mode de vie
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 100 à 150 m² correctement isolés, en rénovation, où l'on conserve des radiateurs existants qui chauffent correctement avec une eau à 50 ou 55 °C, et où le fioul ou le gaz condensation arrive en fin de vie. Sa certification NF PAC, son R32 et son compresseur Twin Rotary en font une base saine sur le plan technique.

À éviter si

Les maisons très mal isolées où l'eau doit rester à 65 °C en continu, parce que le SCOP chute alors et l'appoint électrique prend le relais trop souvent. À éviter aussi si l'unité extérieure doit être collée à une chambre voisine, le pic de dégivrage dépassant largement les 59 dB(A) annoncés.

Questions fréquentes

La MHC-V8W garde-t-elle mes radiateurs fonte ?

Oui, à condition qu'ils aient été dimensionnés pour de l'eau à 60 ou 70 °C, ce qui est presque toujours le cas avec de la fonte posée avant 1990. Le SCOP de 3,36 en départ 55 °C traduit un rendement correct dans cette configuration, sans égaler le plancher chauffant, mais sans nécessiter de tout refaire non plus.

Si vos radiateurs sont sous-dimensionnés, si la maison est mal isolée ou si la température de départ doit rester au-dessus de 60 °C en continu, le rendement baisse et l'appoint électrique s'invite. Dans ce cas précis, une PAC haute température dédiée ou un maintien partiel d'un autre chauffage reste plus pertinent.

Le R32 pose-t-il un problème pour la recharge dans quinze ans ?

Non. Le R32 est aujourd'hui le fluide vers lequel la filière se tourne pour remplacer le R410A, dont la mise sur le marché se réduit progressivement au titre du règlement F-Gas. Le circuit d'une machine de cette puissance contient environ 1,5 à 2 kg de fluide, et les frigoristes se forment massivement à sa manipulation depuis plusieurs années.

La vraie question n'est pas le fluide mais la disponibilité des pièces détachées constructeur à long terme, ce qui vaut pour toutes les marques et pas seulement pour Midea.

Pourquoi la machine dégivre-t-elle autant en hiver humide ?

Le dégivrage n'est pas un défaut, c'est un cycle obligatoire quand l'échangeur extérieur se couvre de givre. En Bretagne, en Normandie ou dans le Nord, la plage 1 à 6 °C avec humidité élevée fait givrer l'échangeur plus vite qu'en montagne sèche, et la machine déclenche un cycle plus fréquent.

Le phénomène s'accompagne d'un bruit de souffle marqué et d'un écoulement d'eau au sol. Une dalle gravillonnée et un tuyau d'évacuation règlent le ruissellement, mais pas le pic sonore.

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Pas systématiquement. Sur un volume d'eau suffisant, radiateurs ou plancher chauffant, la MHC-V8W gère ses cycles avec son compresseur inverter variable et n'a pas besoin d'un tampon pour fonctionner correctement. Le dimensionnement à 8,1 kW en W35 laisse de la marge pour éviter les cycles courts.

En revanche, si l'installation ne contient qu'un petit volume d'eau ou si plusieurs émetteurs sont pilotés par zones, un ballon tampon de 50 à 100 litres stabilise le fonctionnement et limite l'usure du compresseur.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)8,1 kW
SCOP a 35 °C5,22
Efficacite saisonniere W35205,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,6 kW
SCOP a 55 °C3,36
Efficacite saisonniere W55131,5 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,16
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure59 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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