Pacoscope
Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V8WD2RN7E-B*** : l'avis complet

4/5sur 6 profils d'installation
SCOP W35
5,35
plancher chauffant
SCOP W55
4,07
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
53 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V8WD2RN7E-B est une pompe à chaleur air/eau monobloc triphasée de 8 kW environ, certifiée NF PAC et Eurovent. Avec un SCOP de 4,07 à 55 °C et de 5,35 à 35 °C, elle se destine aussi bien à une rénovation avec radiateurs existants qu'à un plancher chauffant neuf. Son fluide R290 et son compresseur Twin Rotary inverter la placent dans la génération actuelle des machines durables.

0246810arrêtappoint dès -7 °C3,35,36,879,03-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure53 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison 1985, 130 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, triphasé disponible, posée en 2024

Le triphasé a sauvé le devis, mais le compteur a suivi

Le modèle s'alimente en 400 V triphasé, ce qui a évité de tirer une nouvelle ligne depuis le tableau. L'installateur a même baissé le calibre du disjoncteur par rapport à l'ancienne chaudière fioul. En revanche, le chauffage passe désormais par l'électricité, et le linky a vite montré ses limites. On est passés d'un abonnement 12 kVA à 18 kVA, soit environ 90 euros de plus par an. Avec la PAC qui tire 4 à 5 kW en pointe et la cuisine à côté, le 12 kVA disjonctait. Personne ne m'avait prévenu, même pas le devis.

Ce qui marche
  • Triphasé natif sans adaptation lourde
  • Calibre du disjoncteur réduit
Ce qui coince
  • Hausse de puissance souscrite non anticipée
  • Coût annuel d'abonnement en hausse
Appartement 2019, 72 m², région nantaise, plancher chauffant, posée en 2025

Après une semaine d'absence, la relance coûte plus que le maintien

Avec un SCOP de 5,35 sur plancher chauffant, on pourrait croire que chauffer en permanence ne coûte rien. En pratique, la relance après une absence de huit jours a consommé 14 kWh en une journée, contre 6 kWh en régime stable. La faute à l'inertie de la dalle qui met une demi-journée à remonter. J'ai fini par laisser la consigne à 17 °C quand on part, au lieu de tout couper. La machine module bien, mais elle ne fait pas de miracle sur une dalle froide. Le mode vacances de l'application est correct, encore faut-il le programmer avant de fermer la porte.

Ce qui marche
  • Bonne modularité en régime stable
  • Mode vacances accessible depuis l'appli
Ce qui coince
  • Relance coûteuse sur plancher chauffant
  • Inertie de dalle sous-estimée au départ
Maison 1998, 155 m², Alsace, radiateurs fonte conservés, hésitation avec une concurrente japonaise, posée en 2024

J'avais comparé avec une japonaise, la différence s'est jouée sur le fluide

J'avais deux devis en main, la Midea et une japonaise réputée. Sur le papier, la japonaise avait un SCOP à 55 °C légèrement supérieur et une marque plus installée. Mais le fluide R290 de la Midea a tranché, avec le règlement F-Gas qui pousse le R410A vers la sortie. La question des recharges à dix ans m'a paru plus importante que deux dixièmes de SCOP. Un an après, la machine tient ses promesses sur radiateurs fonte, avec un SCOP réel autour de 4, moins brillant qu'annoncé mais cohérent. Je ne regrette pas, même si le réseau SAV de la marque japonaise était plus dense dans mon secteur.

Ce qui marche
  • Fluide R290 pérenne face au F-Gas
  • Bon comportement sur radiateurs fonte
Ce qui coince
  • SCOP réel inférieur à la valeur certifiée
  • Réseau SAV moins dense localement
Résidence secondaire, 90 m², Morvan, radiateurs fonte, hors gel activé, posée en 2023

Huit mois par an à l'arrêt, il faut accepter la veille à 11 W

Pour une résidence secondaire, la vraie question n'est pas le rendement, c'est le hors gel. La machine consomme 11 W en veille, soit environ 8 kWh par mois quand on n'y est pas. Sur huit mois d'inoccupation, ça représente une soixantaine de kWh, négligeable face à une relance coûteuse. Je laisse la consigne à 10 °C, la PAC ne se déclenche presque jamais. En revanche, il faut être là pour surveiller le premier redémarrage après l'hiver, parce qu'un défaut de circulation d'eau peut passer inaperçu à distance. L'application remonte bien les alarmes, c'est déjà ça.

Ce qui marche
  • Veille maîtrisée pour une résidence secondaire
  • Remontée des alarmes à distance
Ce qui coince
  • Surveillance du redémarrage nécessaire
  • Consommation de veille non nulle
Maison 2003, 110 m², Lorraine, radiateurs acier, posée en 2022

8 kW pour 110 m², la machine cycle court en mi-saison

Mon installateur a calé la puissance sur les déperditions à -7 °C, soit 7,9 kW de dimensionnement. Sauf qu'à -7 °C, la machine ne restitue plus que 4,52 kW. En mi-saison, à 8 °C dehors, elle tourne à 30 % de charge et enchaîne les cycles courts, un toutes les dix à quinze minutes. Le compresseur Twin Rotary variable encaisse, mais je doute que ça tienne quinze ans à ce rythme. J'aurais dû insister pour un ballon tampon, même modeste. Aujourd'hui je le dis à qui veut l'entendre, la puissance de dimensionnement n'est pas la puissance utile en pointe.

Ce qui marche
  • Compresseur inverter qui accepte la charge partielle
  • Puissance correcte en pointe
Ce qui coince
  • Cycles courts en mi-saison
  • Absence de ballon tampon pénalisante
  • Écart entre dimensionnement et puissance à -7 °C mal expliqué
Maison 1979, 140 m², Bretagne, radiateurs fonte, revente envisagée en 2027, posée en 2023

Le DPE a gagné deux classes, l'acquéreur n'a rien demandé de plus

J'ai fait poser la PAC en 2023 en pensant à la revente. Le DPE est passé de E à C, ce qui a clairement aidé à l'annonce. Les acheteurs ont posé deux questions, l'âge de la machine et la garantie restante. Personne n'a regardé le SCOP ni le fluide. La valeur verte, dans mon cas, s'est surtout jouée sur le diagnostic, pas sur la technique. Ce qui aurait pu coincer, c'est le SAV, parce qu'une machine de 2023 avec des pièces disponibles rassure plus qu'une marque exotique. Là-dessus, R290 et réseau Midea ont tenu.

Ce qui marche
  • Gain de deux classes DPE
  • Machine récente et pièces disponibles
Ce qui coince
  • Valeur verte non reconnue à la hauteur de l'investissement
  • Acheteurs peu sensibles aux données techniques
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement en rénovation avec radiateurs existants ou un plancher chauffant neuf, sur une installation triphasée, et pour qui la pérennité du fluide R290 compte plus que la notoriété de la marque.

À éviter si

Le logement est en monophasé sans possibilité de passer en triphasé, ou si l'exposition au froid descend régulièrement sous -10 °C, seuil de coupure de la machine. À éviter aussi sans ballon tampon sur un dimensionnement limite.

Questions fréquentes

Faut-il forcément du triphasé pour cette machine ?

Oui, l'alimentation est en 400 V triphasé. Sur un logement en monophasé, il faut soit passer en triphasé auprès du gestionnaire de réseau, soit choisir une autre version de la gamme. Le passage en triphasé prend quelques semaines et a un coût non négligeable, souvent 300 à 800 euros selon le raccordement.

La puissance restituée baisse-t-elle beaucoup par grand froid ?

Oui. À -7 °C, la machine ne restitue plus que 4,52 kW contre 7,9 kW de dimensionnement. La bivalence est fixée à -7 °C et la température limite à -10 °C. En dessous de ces seuils, l'appoint électrique prend le relais, ce qui se voit sur la facture de janvier.

Le R290 change quoi concrètement pour l'utilisateur ?

Le R290 est en dehors des restrictions F-Gas qui touchent le R410A. Cela signifie que les pièces et le fluide resteront disponibles plus longtemps, ce qui pèse sur la valeur de la machine à dix ans. Il faut aussi noter la charge de fluide plus faible et un meilleur comportement à basse température.

11 W en veille, ça compte vraiment sur une saison ?

Sur une année pleine, 11 W représentent environ 96 kWh, soit 15 à 25 euros selon le tarif. C'est marginal pour une résidence principale. Sur une résidence secondaire inoccupée huit mois, la question se pose autrement, mais le hors gel reste plus coûteux en relance qu'en veille.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)7,9 kW
SCOP a 35 °C5,35
Efficacite saisonniere W35211 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,2 kW
SCOP a 55 °C4,07
Efficacite saisonniere W55159,6 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,3
Puissance restituee a -7 °C6,99 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)5,3
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,87
COP a +12 °C (depart 35 °C)9,03
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,46
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure53 dB(A)
Consommation en veille11 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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