Pacoscope
Midea · BMHC Seriers

Midea BMHC-V16WD2RN7E : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Midea BMHC-V16WD2RN7E
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,7
plancher chauffant
SCOP W55
3,73
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
52 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea BMHC-V16WD2RN7E est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, annoncée pour 13,7 kW de dimensionnement aussi bien à 35 °C qu'à 55 °C. Certifiée NF PAC et Eurovent, elle affiche un SCOP de 4,7 sur plancher chauffant et de 3,73 sur radiateurs haute température. Autrement dit, la machine ne se contente pas de viser le neuf bien isolé : elle revendique aussi le remplacement de chaudière sur des émetteurs existants.

Son profil technique la destine à de grandes surfaces, là où un modèle de 8 ou 10 kW serait à l'étroit. Le fluide R290 et le compresseur Twin Rotary à variation continue complètent le tableau. Reste à voir ce que ces chiffres donnent sur le terrain, entre encombrement, vague de froid, rendement réel et contrat d'entretien.

02468arrêtappoint dès -7 °C2,74,467,027,71-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure52 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1998, 210 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant étage et radiateurs acier, posée en 2023

L'unité intérieure a mangé la moitié de la buanderie

Sur le papier, 13,7 kW de dimensionnement W35, ça se traduit par un gros module intérieur. Chez nous, il a fallu condamner la buanderie : la machine occupe un mur entier, et il ne reste plus la place de suspendre un étendoir correct devant.

C'est le seul vrai regret. Côté bruit, rien à signaler, 52 dB(A) annoncés en extérieur, et l'unité est derrière la maison, donc personne ne l'entend. Mais si j'avais su, j'aurais demandé au chauffagiste de mesurer l'emplacement avant de valider le devis.

Ce qui marche
  • Puissance adaptée aux 210 m²
  • Compresseur Twin Rotary variable, pas de marche/arrêt brutal
  • Échangeur extérieur silencieux (52 dB(A))
Ce qui coince
  • Encombrement de l'unité intérieure important
  • Place perdue dans le local technique
Pavillon de 1985, 145 m², Grand Est, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

La vague de froid de décembre a montré les limites

Température limite de fonctionnement : -10 °C. Ce n'est pas un détail dans le Bas-Rhin, où on a enchaîné dix jours sous les -8 l'hiver dernier. La PAC a continué à tourner, mais avec le COP à -7 °C qui tombe à 2,7 (et encore, c'est en départ 35 °C, chez moi je suis plus haut), la consommation a grimpé en flèche. Et la température de bivalence est aussi à -7 °C : en dessous, l'appoint électrique prend le relais.

Résultat, une facture de janvier deux fois plus élevée qu'un mois de novembre. La maison reste chaude, je ne vais pas mentir, mais il faut le savoir avant de signer : la machine n'est pas magique quand le thermomètre s'effondre.

Ce qui marche
  • Chauffe tenue malgré le froid
  • Radiateurs fonte alimentés sans changement complet
Ce qui coince
  • COP à -7 °C à 2,7 seulement
  • Bivalence à -7 °C, appoint électrique en vague de froid
  • Limite de fonctionnement à -10 °C
Maison de 2005, 180 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2021

Le SCOP de 4,7, je le vois à peu près en vrai

Je suis du genre à relever les compteurs. Sur une saison complète en plancher chauffant, je tombe sur un rendement global autour de 4,2 à 4,4 selon la rigueur de l'hiver. Le SCOP affiché est de 4,7 à 35 °C. L'écart s'explique par les cycles de dégivrage et les jours où il fait vraiment froid, mais on n'est pas dans le fantasme non plus.

Ce qui m'a rassuré, c'est le COP à +7 °C, donné à 7,02. En mi-saison, la machine tourne presque gratis. C'est là qu'on récupère ce qu'on perd en janvier.

Ce qui marche
  • SCOP réel proche de la valeur annoncée
  • Très bon rendement en mi-saison
  • Efficacité saisonnière de 185 % en W35
Ce qui coince
  • Écart sensible entre SCOP labo et rendement constaté
Longère rénovée de 1970, 130 m², Bretagne, radiateurs acier d'origine, posée en 2023

Cinq cents mètres de la mer, et l'échangeur qui tire la tronche

Personne ne m'avait prévenu. À 500 m du littoral, l'air salin attaque les ailettes de l'échangeur extérieur. Au bout de deux hivers, j'ai commencé à voir des traces d'oxydation sur le pourtour de l'unité extérieure. Le frigoriste m'a conseillé un rinçage à l'eau claire deux fois par an, et un traitement anticorrosion.

Ce n'est pas propre à cette machine, mais elle est exposée plein ouest, face aux embruns. Si c'était à refaire, j'aurais choisi un emplacement plus abrité, même si ça voulait dire rallonger la liaison frigorifique.

Ce qui marche
  • Puissance suffisante pour la surface
  • Radiateurs d'origine conservés
Ce qui coince
  • Corrosion saline sur l'échangeur extérieur
  • Entretien préventif obligatoire en zone côtière
Fermette de 1930, 160 m², Occitanie, radiateurs fonte en partie haute, plancher chauffant ajouté au RDC, posée en 2022

Les murs en pierre, ça change tout

On a beau avoir 13,7 kW, une maison en pierre de 90 cm d'épaisseur, ça reste un puits thermique. La PAC tourne beaucoup en décembre et janvier, et les cycles sont longs. Avec un compresseur variable comme le Twin Rotary, ça passe encore, on n'entend pas de marche/arrêt intempestif.

Mais clairement, la machine compense plus le bâti qu'elle ne profite de l'isolation. En février, on a consommé presque le double de ce que le chauffagiste avait estimé. Pas de faute de sa part, juste une réalité : avec une enveloppe aussi peu isolée, aucune PAC ne fait de miracle.

Ce qui marche
  • Compresseur variable qui supporte les longues sollicitations
  • Chauffe tenue même par grand froid
Ce qui coince
  • Consommation réelle supérieure aux estimations
  • Murs peu isolés, la PAC compense beaucoup
Maison de 2010, 155 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2021

Le contrat d'entretien, on peut s'en passer

J'ai signé un contrat annuel chez le frigoriste qui a posé la machine : 190 euros par an, avec visite de contrôle, nettoyage de l'échangeur, vérification des pressions. C'est obligatoire pour la garantie constructeur, donc j'ai pris. Mais honnêtement, en trois ans, aucune intervention n'a jamais rien changé : les pressions sont stables, l'échangeur se nettoie vite.

Le R290 demande quand même un frigoriste habilité, on ne bricole pas ça soi-même. Donc le contrat reste raisonnable, mais je le trouve cher pour ce que c'est, une heure de passage par an et deux soufflettes.

Ce qui marche
  • Entretien simple sur R290
  • Pas de recharge de fluide en trois ans
Ce qui coince
  • Coût du contrat annuel élevé pour une intervention minime
  • Habilitation frigoriste obligatoire, pas d'auto-entretien possible
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 130 à 220 m² qui veulent une PAC puissante, capables de tenir des radiateurs classiques sans tout casser, avec un bon rendement en mi-saison et un compresseur variable qui encaisse les longues journées de chauffe.

À éviter si

Vous habitez une zone où le thermomètre descend régulièrement sous -10 °C, ou une maison très mal isolée où la puissance de la machine ne compensera jamais les déperditions. Et si la place dans le local technique est comptée, mieux vaut regarder plus petit.

Questions fréquentes

Combien consomme cette PAC en veille ?

La consommation en veille est donnée à 10 W. Sur une année complète, cela représente environ 88 kWh, soit une poignée d'euros au tarif actuel. C'est marginal, mais si vous comparez deux devis, ça reste un point à regarder sur des machines qui passent l'été branchées.

Est-ce que la BMHC-V16WD2RN7E fonctionne en triphasé ?

Oui, l'alimentation est donnée en 400 V triphasé, ce qui est cohérent avec la puissance de 13,7 kW et le courant appelé. Si votre tableau n'a que du monophasé, il faudra faire tirer une ligne depuis le compteur. Prévoyez ce poste dans le devis.

Quel est le COP à -7 °C sur cette machine ?

Le COP à -7 °C et départ 35 °C est donné à 2,7. C'est le chiffre qui compte en hiver continental, bien loin du COP à +7 °C qui grimpe à 7,02. Ne confondez pas les deux, ils ne décrivent pas la même saison.

Cette PAC peut-elle remplacer directement une chaudière fioul sans changer les radiateurs ?

Oui, avec un SCOP à 55 °C de 3,73 et une puissance identique en W35 et W55, elle est prévue pour alimenter des radiateurs haute température. Reste que le rendement est moins bon qu'en plancher chauffant, et que la loi d'eau doit être réglée correctement. C'est là que se joue la vraie différence de facture.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)13,7 kW
SCOP a 35 °C4,7
Efficacite saisonniere W35185 %
Puissance de dimensionnement (W55)13,7 kW
SCOP a 55 °C3,73
Efficacite saisonniere W55146 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)2,7
Puissance restituee a -7 °C12,03 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,46
COP a +7 °C (depart 35 °C)7,02
COP a +12 °C (depart 35 °C)7,71
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,22
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure52 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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