Pacoscope
Midea · MHA Seriers

Midea MHA-V14WD2RN8-E/HB-A160C****GN8-E : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHA-V14WD2RN8-E/HB-A160C****GN8-E
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
5,06
plancher chauffant
SCOP W55
3,88
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHA-V14WD2RN8-E est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, dimensionnée à 13,8 kW sur les deux régimes de température. Elle vise les logements de 120 à 180 m² correctement isolés, en rénovation comme en construction récente, avec une alimentation triphasée et un fluide R32. Son SCOP de 5,06 en plancher chauffant la place parmi les machines les plus efficaces de sa catégorie.

0246810arrêtappoint dès -7 °C3,084,87,128,85-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure60 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1998, 160 m², périphérie nantaise, plancher chauffant, triphasé déjà présent, posée en 2024

Le triphasé a failli tout arrêter avant le devis

Quand le premier installateur a vu que la machine demandait une alimentation 400-3-50, il m'a dit qu'il fallait soit tirer une ligne triphasée depuis le compteur, soit passer sur un autre modèle. Sauf que chez moi, le triphasé était déjà là, le garage avait été câblé en tri à l'époque. Donc ça n'a rien changé au chantier.

J'ai compris après coup que c'est le point qui bloque la plupart des maisons de cette taille. Une 13,8 kW monophasée, ça n'existe quasiment pas, et si on part d'un tableau mono, il faut refaire passer une ligne dédiée. Le disjoncteur de branchement, la section de câble, tout doit être revu. J'ai vu deux voisins renoncer à ce modèle pour cette raison précise.

Ce qui marche
  • Triphasé souvent déjà disponible dans les maisons équipées d'un atelier ou d'un garage
  • Puissance de 13,8 kW qui tient la maison sans appoint en mi-saison
Ce qui coince
  • Impossible à poser sans triphasé, ou alors avec des travaux de tableau significatifs
  • Le passage mono vers tri a un coût qui n'apparaît pas dans le devis PAC
Maison RT2012, 135 m², région lyonnaise, plancher chauffant, posée en 2023

Le rafraîchissement passif n'existe pas sur cette machine

J'avais lu que certaines PAC air/eau savaient faire du free cooling l'été, en faisant circuler l'eau du plancher sans compresseur. J'ai vérifié dans la doc avant l'achat, et la fiche technique est claire : free cooling false. Pas de rafraîchissement gratuit.

Donc en juillet, la machine est à l'arrêt, et c'est la clim mobile qui reprend le relais dans les chambres. Ce n'est pas une déception en soi, le plancher chauffant en été ne rafraîchit de toute façon pas grand-chose dans une maison à étage. Mais si l'argument rafraîchissement est dans votre cahier des charges, il faut le savoir avant de signer.

Ce qui marche
  • Machine honnête sur son périmètre, rien n'est promis qu'elle ne fait pas
  • En RT2012 bien isolée, l'inconfort d'été reste gérable sans clim
Ce qui coince
  • Aucun rafraîchissement possible, ni actif ni passif
  • L'argument commercial du plancher rafraîchissant ne s'applique pas ici
Résidence secondaire, 110 m², Ardèche, radiateurs acier, inoccupée de novembre à mars, posée en 2022

Hors gel, mais la veille à 14 W finit par se voir

La question était simple : est-ce que la machine tient la maison hors gel sans y passer l'hiver ? La réponse est oui, on la laisse en mode réduit à 10 °C, elle tourne peu et le logement ne descend jamais sous les 8 °C même en janvier. La température limite de fonctionnement à -10 °C n'a jamais été atteinte sur le site, on est plutôt à -6 °C au plus froid.

Ce que je n'avais pas anticipé, c'est la consommation en veille, 14 W affichés dans la doc. Sur huit mois d'inoccupation, ça fait une cinquantaine de kWh juste pour maintenir l'électronique en éveil. Ce n'est pas dramatique, mais sur une résidence secondaire où tout le reste est coupé, ça se remarque sur la facture annuelle.

Ce qui marche
  • Bonne tenue hors gel sans intervention manuelle
  • Température limite de -10 °C cohérente avec les hivers du secteur
Ce qui coince
  • 14 W de veille en continu pendant toute l'inoccupation
  • Aucun mode arrêt prolongé propre, l'électronique reste alimentée
Maison de 1985, 150 m², Alsace, radiateurs fonte, reprise après trois semaines d'absence en février

Trois semaines d'absence, et une remise en chauffe qui pique

On est partis trois semaines en février, maison laissée à 12 °C. Au retour, il a fallu deux jours pleins pour retrouver 19 °C dans le salon. La machine monte bien en régime, mais les murs et la dalle ont emmagasiné le froid, et une fois le départ d'eau à 55 °C, elle tourne longtemps avant de stabiliser.

Le premier jour, la relance a consommé l'équivalent d'une semaine normale. Je ne dis pas que c'est propre à cette PAC, n'importe quel système mettrait du temps. Mais avec un SCOP de 3,88 en régime radiateurs, la remise en température coûte cher quand le bâti est froid. La leçon retenue : on ne descend plus en dessous de 14 °C, même pour trois semaines.

Ce qui marche
  • La machine encaisse la remise en charge sans décrocher ni passer en défaut
  • Régime 55 °C tenu sans appoint sur toute la durée de la relance
Ce qui coince
  • Consommation de relance très supérieure à la consommation de croisière
  • Deux jours pour retrouver le confort, c'est long quand on rentre fatigué
Maison à 800 m d'altitude, 140 m², Alpes-de-Haute-Provence, unité extérieure exposée plein sud, posée en 2021

L'échangeur n'a pas aimé le sel, mais l'altitude ne l'a pas gênée

Chez nous ce n'est pas le littoral au sens strict, on est à 90 km de la mer, mais le vent d'est ramène régulièrement de l'air chargé. Au bout de deux hivers, les ailettes de l'échangeur extérieur montraient déjà des points de corrosion sur la partie basse, côté exposition aux embruns.

Le frigoriste qui est venu pour l'entretien annuel m'a confirmé que ce n'était pas anormal dans le secteur, et qu'un nettoyage à l'eau claire deux fois par an changeait tout. Il a aussi vérifié les traitements anticorrosion disponibles chez Midea, mais rien n'était prévu pour cette gamme. La machine fonctionne toujours, on surveille.

Ce qui marche
  • Aucune perte de performance mesurée malgré les premiers signes de corrosion
  • Entretien annuel suffisant pour contenir le phénomène
Ce qui coince
  • Pas de traitement anticorrosion renforcé prévu sur cette gamme
  • Corrosion visible dès le deuxième hiver en zone ventée chargée
Maison de 1976, 155 m², Normandie, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Le SCOP affiché et celui qu'on vit en janvier

La doc annonce 3,88 en régime 55 °C, sur la base d'un hiver moyen. Chez nous, janvier et février pèsent plus lourd que la moyenne, et la machine passe beaucoup de temps sous 0 °C. La puissance restituée tombe à 5,98 kW à -7 °C, ce qui reste suffisant pour la maison, mais le rendement n'est plus celui de la fiche.

Sur ma conso réelle, je suis plutôt autour de 3,2 en janvier, et ça remonte vers 4 en novembre et mars. Ce n'est pas un mensonge du constructeur, c'est la différence entre une saison normalisée et une saison vécue. Si on compare avec le fioul qu'on avait avant, on divise quand même la facture par deux, mais il faut arrêter de croire que le SCOP annoncé se vérifie tous les mois.

Ce qui marche
  • Rendement réel en janvier cohérent avec les conditions froides, sans surprise
  • Division par deux de la facture par rapport au fioul précédent
Ce qui coince
  • Écart notable entre SCOP annoncé et rendement mesuré en pointe d'hiver
  • Puissance de 5,98 kW à -7 °C impose de surveiller l'appoint en grand froid
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 120 à 180 m² disposant déjà d'une alimentation triphasée, avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant un régime de 55 °C. La machine est particulièrement pertinente en rénovation avec radiateurs fonte conservés, grâce à son SCOP de 3,88 en régime haute température.

À éviter si

Le logement est en monophasé sans possibilité de passer au triphasé, ou si un rafraîchissement estival est attendu. En zone littorale exposée aux embruns, l'absence de traitement anticorrosion renforcé demande une surveillance particulière de l'échangeur.

Questions fréquentes

Faut-il vraiment du triphasé pour cette pompe à chaleur ?

Oui, l'alimentation indiquée dans la fiche technique est 400-3-50, soit du triphasé 400 V. Une 13,8 kW monophasée n'existe quasiment pas sur le marché, et cette puissance impose de toute façon une ligne dédiée.

Si votre tableau est en monophasé, il faut prévoir le passage au triphasé chez le gestionnaire de réseau, avec un coût et un délai à intégrer au projet. Vérifiez ce point avant même de demander un devis PAC.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -7 °C ?

La température de bivalence est fixée à -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de ce seuil, l'appoint électrique peut prendre le relais pour compléter la puissance. La puissance restituée par la PAC seule tombe à 5,98 kW à cette température.

La machine continue de fonctionner jusqu'à -10 °C, température limite de fonctionnement indiquée dans la fiche. En dessous, elle s'arrête et c'est l'appoint seul qui chauffe, ce qui devient coûteux si la situation dure.

La machine est-elle bruyante pour le voisinage ?

La puissance acoustique extérieure est donnée à 60 dB(A), ce qui place cette unité dans la moyenne haute des PAC de cette puissance. En mitoyenneté proche, l'implantation devient un vrai sujet, et l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage s'applique.

Un positionnement sur le pignon opposé aux chambres voisines, avec des plots antivibratiles, limite nettement la gêne. Le mode silence existe mais pénalise le rendement, à réserver aux heures nocturnes.

Le R32 est-il un bon choix face au R290 ?

Le R32 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, avec un potentiel de réchauffement global intermédiaire, bien inférieur au R410A qui sort progressivement du marché. Pour cette machine, il n'y a pas de sujet de disponibilité à court terme.

Le R290 reste légèrement plus performant sur le plan environnemental, mais il impose des contraintes de charge et d'installation spécifiques. Sur une 13,8 kW, le R32 est aujourd'hui le compromis le plus courant et le plus simple à faire entretenir.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)13,8 kW
SCOP a 35 °C5,06
Efficacite saisonniere W35199,4 %
Puissance de dimensionnement (W55)13,8 kW
SCOP a 55 °C3,88
Efficacite saisonniere W55152,2 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,08
Puissance restituee a -7 °C12,22 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,8
COP a +7 °C (depart 35 °C)7,12
COP a +12 °C (depart 35 °C)8,85
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,43
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure60 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation400-3-50
TypeSplit
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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