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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V10WD2RN7E-B*** : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V10WD2RN7E-B***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
5,33
plancher chauffant
SCOP W55
4,01
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
54 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V10WD2RN7E-B est une pompe à chaleur air/eau triphasée de 9,8 kW à 35 °C, certifiée NF PAC et Eurovent. Son point fort tient dans un SCOP de 5,33 sur plancher chauffant et de 4,01 sur radiateurs à 55 °C, avec du R290 et une température limite de fonctionnement à -10 °C. C'est une machine qui vise les rénovations où l'on garde les émetteurs existants, à condition d'accepter le triphasé et de soigner l'implantation extérieure.

0246810arrêtappoint dès -7 °C3,195,197,179,12-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure54 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison 1988, 130 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2023

Le SCOP de 5,33 annoncé, la réalité tourne autour de 4,2

Sur le papier, la fiche Eurovent annonce un SCOP de 5,33 en départ 35 °C. Dans les faits, sur une saison complète avec un plancher chauffant, je tourne plutôt autour de 4,2. L'écart ne vient pas de la machine elle-même mais des cycles de dégivrage en hiver humide et des relances le matin.

La production d'eau chaude sanitaire n'arrange rien : elle tire le rendement global vers le bas et la valeur certifiée ne l'intègre pas toujours de la même façon. La machine reste efficace, mais je conseille de tabler sur 20 à 25 % de moins que le chiffre catalogue quand on fait son calcul de rentabilité.

Ce qui marche
  • Rendement réel encore bon malgré l'écart au SCOP affiché
  • Comportement stable sur plancher chauffant à basse température
Ce qui coince
  • Écart sensible entre SCOP certifié et consommation observée
  • Les relances du matin pèsent sur la moyenne saisonnière
Pavillon 1995, 110 m², Haute-Garonne, radiateurs acier, posée en 2024

Trois devis, deux installateurs hors sujet

J'ai demandé quatre devis pour cette MHC-V10. Deux artisans m'ont proposé la même machine sans jamais poser la question du triphasé, alors que l'alimentation 400-3-50 est obligatoire sur ce modèle. Le premier a découvert le problème au moment de raccorder. Le deuxième m'a proposé un ballon tampon de 200 litres sans expliquer pourquoi, alors que la machine module.

J'ai finalement retenu un installateur RGE qui a fait un vrai bilan thermique, vérifié la puissance de dimensionnement et justifié le choix de la V10 par rapport à la V8. Le devis était 900 euros plus cher que le moins-disant, mais la mise en service a été faite correctement, avec relevé des températures de départ et réglage de la loi d'eau.

Ce qui marche
  • Installateur retenu compétent sur le dimensionnement
  • Mise en service soignée avec réglages documentés
Ce qui coince
  • Deux devis sur quatre proposaient la machine sans vérifier le triphasé
  • Écart de prix important entre devis pour la même prestation
Maison 2001, 120 m², Charente-Maritime, 6 km de la côte, radiateurs basse température, posée en 2022

Trois hivers en bord de mer, l'échangeur tient encore

L'air salin, c'est la hantise de tout possesseur de PAC en zone littorale. J'ai fait poser l'unité extérieure côté nord pour éviter la projection directe, et je rince l'échangeur au jet doux deux fois par an, au printemps et à l'automne. Après trois hivers, les ailettes ne montrent pas de corrosion perforante, juste un voile gris.

La consommation en veille de 11 W me sert de repère : la machine reste alimentée en permanence pour le hors gel et l'huile du compresseur. Ce n'est pas énorme, mais sur une année cela représente une centaine de kilowattheures, à mettre dans le calcul si on compare au gaz.

Ce qui marche
  • Échangeur bien protégé après trois saisons en bord de mer
  • Consommation en veille faible et maîtrisée
Ce qui coince
  • Entretien manuel de l'échangeur indispensable en zone saline
  • Emplacement nord obligatoire pour limiter la corrosion
Ancienne ferme rénovée, 160 m², Cantal, radiateurs fonte et poêle à bois, posée en 2023

La facture de janvier a doublé par rapport à mes calculs

Avant de signer, j'avais estimé une consommation de 1 800 kWh sur la saison de chauffe, à partir du SCOP de 4,01 en 55 °C. La réalité m'a rattrapé : janvier a été froid, humide, et l'appoint électrique s'est déclenché plusieurs nuits. Ma facture sur ce mois a doublé par rapport à mes projections.

L'explication tient dans la température limite de fonctionnement à -10 °C et la bivalence à -7 °C. Chez moi, on descend régulièrement en dessous, et la machine passe la main aux résistances. Avec le recul, j'aurais dû regarder la puissance restituée à -7 °C, qui tombe à 4,53 kW : c'est juste pour 160 m² mal isolés. La machine n'est pas en cause, mon dimensionnement l'était.

Ce qui marche
  • Rendement correct dès que les températures remontent au-dessus de zéro
  • Bonne complémentarité avec le poêle à bois en soirée
Ce qui coince
  • Appoint électrique fréquent sous -7 °C, facture de janvier lourde
  • Puissance restituée à -7 °C insuffisante pour un logement mal isolé
Maison 1985, 140 m², Yonne, radiateurs fonte conservés, remplacement d'une chaudière fioul, posée en 2023

Après le fioul, plus de cuve, plus de ramonage, une autre vie

Le premier changement, c'est la disparition de la cuve de 1 500 litres dans la cave et des livraisons annuelles. Le deuxième, c'est le bruit : la machine extérieure à 54 dB(A) s'entend depuis le jardin mais pas depuis la chambre du premier étage. Le troisième, c'est l'entretien, un contrat annuel au lieu d'un ramonage et d'une révision de brûleur.

Ce que je n'avais pas anticipé : le triphasé. Mon compteur était en mono, il a fallu tirer une ligne et passer en 400-3-50, ce qui a ajouté au devis. Une fois en route, la machine tient la maison à 20 °C sans forcer, même avec les radiateurs fonte. Le R290 est un plus pour la suite, sachant que les fluides sont en pleine transition réglementaire.

Ce qui marche
  • Suppression de la cuve fioul et des livraisons
  • Rendement suffisant pour garder les radiateurs fonte
Ce qui coince
  • Passage au triphasé à financer en plus du devis initial
  • Contrat d'entretien devenu obligatoire et à budgéter
Pavillon 2008, 125 m², Moselle, plancher chauffant, posée en 2022

Trois ans après, le calcul de rentabilité a changé de camp

Quand j'ai signé en 2022, le kWh électrique était à un niveau qui rendait l'affaire moyenne face au gaz. Avec le SCOP de 5,33 sur plancher chauffant et la hausse du gaz, la donne s'est inversée. Mon coût de chauffage annuel est passé d'environ 1 200 euros à 780 euros, à usage égal.

Mais je ne crie pas victoire trop vite : le prix du kWh électrique a lui aussi grimpé, et la consommation en veille de 11 W grignote un peu. La vraie variable, c'est l'évolution des tarifs dans les dix prochaines années. Le R290 me rassure sur la disponibilité des recharges, contrairement au R410A qui sort peu à peu du marché. C'est devenu un critère de revente à mes yeux.

Ce qui marche
  • Coût de chauffage en baisse après la hausse du gaz
  • Fluide R290, perspective F-Gas favorable pour la revente
Ce qui coince
  • Rentabilité sensible au prix du kWh électrique, pas seulement au gaz
  • Veille permanente à 11 W à intégrer dans le calcul global
Le verdict

Pour quel logement ?

Les rénovations avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans des régions où l'hiver ne descend pas durablement sous -7 °C. Le R290 et la certification NF PAC sont des atouts pour la durée et pour un futur DPE.

À éviter si

Vous êtes en mono et ne voulez pas tirer une ligne triphasée, ou si votre logement mal isolé dépasse 140 m² en zone de grand froid. La puissance restituée à -7 °C (4,53 kW) ne suffit pas à tout, et l'appoint fera grimper la facture.

Questions fréquentes

Le SCOP de 5,33 est-il réaliste sur une saison complète ?

Sur plancher chauffant bien réglé, on peut espérer s'en approcher, mais la production d'eau chaude sanitaire et les dégivrages font baisser la moyenne. Les retours de terrain situent plutôt le rendement réel entre 4,2 et 4,7 selon l'usage.

Le chiffre certifié reste utile comme base de comparaison entre modèles, pas comme promesse de consommation.

Faut-il passer en triphasé pour cette machine ?

Oui, l'alimentation est spécifiée en 400-3-50, donc triphasé obligatoire. Si le logement est en monophasé, il faut prévoir le passage du compteur et le tirage de la ligne, avec un coût à intégrer au devis.

C'est un point à vérifier avant même de signer, car certains installateurs le découvrent au moment du raccordement.

La machine tient-elle encore quand il fait très froid ?

La bivalence est annoncée à -7 °C et la limite de fonctionnement à -10 °C. Entre ces deux seuils, l'appoint électrique prend le relais et la facture monte. En dessous de -10 °C, la PAC s'arrête.

En zone de grand froid ou en logement mal isolé, il vaut mieux vérifier la puissance restituée à -7 °C (4,53 kW) avant de s'engager.

Le R290 change quelque chose au quotidien ?

Pas au quotidien, mais sur la durée : le R290 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, ce qui limite le risque de pénurie de recharge et préserve la valeur résiduelle de la machine.

À l'inverse, les PAC au R410A posent déjà la question des pièces et des recharges à dix ans.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)9,8 kW
SCOP a 35 °C5,33
Efficacite saisonniere W35210 %
Puissance de dimensionnement (W55)10 kW
SCOP a 55 °C4,01
Efficacite saisonniere W55157,5 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)3,19
Puissance restituee a -7 °C8,67 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)5,19
COP a +7 °C (depart 35 °C)7,17
COP a +12 °C (depart 35 °C)9,12
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,23
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure54 dB(A)
Consommation en veille11 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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