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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V16W/D2RN8-B**** : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V16W/D2RN8-B****
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,62
plancher chauffant
SCOP W55
3,41
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
68 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V16W/D2RN8-B est une pompe à chaleur air/eau triphasée de forte puissance, dimensionnée à 15,2 kW en départ 35 °C et 13 kW en départ 55 °C. Avec un SCOP de 4,62 en plancher chauffant et de 3,41 sur radiateurs, elle vise les grandes surfaces à rénover ou les constructions récentes de plus de 150 m². Son alimentation en 400 V triphasé la réserve aux logements déjà raccordés en force, ce qui exclut de fait la majorité du parc pavillonnaire monophasé.

Le fluide R32 et le compresseur Twin Rotary à vitesse variable la placent dans la génération actuelle, sans le problème de sortie de marché du R410A. En revanche, ses 68 dB(A) de puissance acoustique extérieure constituent le point de vigilance principal : sur une parcelle étroite ou en mitoyenneté, l'implantation demande une vraie réflexion en amont, pas un choix de dernière minute le jour de la pose.

012345arrêtappoint dès -7 °C2,73,454,5-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure68 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1988, 160 m², périphérie de Nantes, radiateurs acier conservés, posée en 2021

Le calcul de rentabilité refait trois ans plus tard

À la pose, mon budget reposait sur un kWh électrique autour de 0,17 euro et une estimation de 1 400 euros de chauffage annuel contre 2 100 au fioul. Trois hivers plus tard, avec le tarif réglementé qui a pris près de 40 %, la facture PAC est remontée vers 1 950 euros. L'écart avec le fioul s'est réduit, mais il tient toujours grâce au SCOP de 4,62 en départ 35 °C que j'exploite vraiment, mes radiateurs ayant été redimensionnés en basse température à la pose.

Ce qui a sauvé le calcul, c'est justement d'avoir gardé un régime d'eau bas. Si j'étais resté en 55 °C en permanence, avec un SCOP de 3,41, la hausse du kWh m'aurait fait basculer du mauvais côté. La leçon : la rentabilité d'une PAC ne se joue pas à l'achat, elle se joue sur la température de départ qu'on accepte de tenir.

Ce qui marche
  • SCOP W35 de 4,62 qui amortit la hausse du kWh électrique
  • Régime basse température réellement exploitable sur radiateurs redimensionnés
Ce qui coince
  • Rentabilité sensible au prix du kWh, à revoir tous les deux ou trois ans
  • Le gain disparaît si l'installation tourne en 55 °C permanent
Longère rénovée, 175 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant neuf au rez-de-chaussée, posée en 2022

Le SCOP affiché et le SCOP vécu

Sur le papier, 4,62 de SCOP en W35, je m'attendais à une machine qui écrase tout. Dans les faits, sur une saison complète de chauffe, mon relevé de compteur me donne plutôt un rendement saisonnier autour de 3,8. Ce n'est pas un scandale, mais l'écart mérite d'être expliqué.

La différence vient des cycles de dégivrage, des relances après les absences, et surtout des semaines où je n'arrive pas à tenir le plancher en dessous de 38 °C à cause des pièces à forte déperdition. Le SCOP certifié est mesuré dans des conditions normalisées, pas dans ma maison. Cela dit, avec le COP de 6,07 annoncé à -7 °C en départ 55 °C, je m'attendais à mieux passer les pointes de froid, et là, la machine tient effectivement ses promesses.

Ce qui marche
  • Bonne tenue des pointes de froid, comportement proche de l'annoncé
  • Rendement saisonnier réel qui reste très correct pour une rénovation
Ce qui coince
  • Écart de près de 0,8 point entre SCOP certifié et rendement vécu
  • Le régime de départ monte plus souvent que prévu en mi-saison
Maison de 1995, 140 m², 800 m de la côte atlantique, radiateurs fonte, posée en 2020

L'échangeur et l'air salin, cinq ans après

Personne ne m'avait prévenu, ou plutôt si, l'installateur l'avait mentionné en une phrase. À 800 mètres du littoral, l'air chargé en sel attaque tout ce qui est métallique. À la visite d'entretien de la cinquième année, l'échangeur extérieur présentait une corrosion superficielle sur les ailettes côté mer, sans perte de performance mesurable pour l'instant.

La machine reste performante : je n'ai pas vu de dérive sur les consommations, et le SCOP de 3,41 en départ 55 °C, avec mes radiateurs fonte que j'ai gardés, correspond bien à ce que je constate. Ce que je referais : traitement anticorrosion appliqué dès la pose, et un rinçage à l'eau claire deux fois par an au lieu d'une. Sur ce type de machine à 13 kW en W55, le remplacement d'un échangeur piqué coûte cher, ce n'est pas une pièce qu'on change par confort.

Ce qui marche
  • Performances maintenues malgré l'environnement salin
  • SCOP W55 de 3,41 cohérent avec l'usage radiateurs fonte
Ce qui coince
  • Corrosion de l'échangeur extérieure dès la cinquième année
  • Entretien renforcé obligatoire en bord de mer, coût non prévu au devis
Maison de 2005, 190 m², Isère, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2023

Ballon tampon : j'en ai mis un, est-ce que ça sert ?

Mon installateur m'a proposé un ballon tampon de 200 litres, argument classique : éviter les cycles courts, stabiliser la température. Avec 15,2 kW de puissance de dimensionnement en W35 et un compresseur Twin Rotary à vitesse variable, je me suis demandé si c'était vraiment utile. J'ai accepté, un peu par principe de précaution.

Après deux hivers, mon relevé de cycles me montre que la machine module déjà très bien toute seule, y compris à mi-saison. Le ballon tampon sert surtout de volume d'eau pour les dégivrages, et là il joue son rôle. Mais payer 2 500 euros de ballon plus sa pose sur une machine inverter qui module, c'est discutable. Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de justifier le volume avec un calcul, pas avec une règle générale.

Ce qui marche
  • Compresseur variable qui module bien sans avoir besoin d'être aidé
  • Volume tampon utile uniquement pour les phases de dégivrage
Ce qui coince
  • Investissement ballon tampon difficile à rentabiliser sur machine inverter
  • Aucun calcul de volume présenté au moment du devis
Maison de 1979, 155 m², Haute-Savoie, radiateurs fonte, posée en 2022

MaPrimeRénov : le dossier s'est joué à un papier près

Le parcours administratif a été plus long que la pose elle-même. Entre le devis signé, l'attestation RGE de l'installateur, l'audit énergétique et la preuve de la conformité NF PAC du modèle, il m'a fallu dix-huit semaines pour boucler le dossier. Le modèle MHC-V16W/D2RN8-B est bien certifié NF PAC et Eurovent Certita, ce qui a simplifié la vérification de l'éligibilité. Sans cette double certification, j'aurais perdu plusieurs semaines en échanges.

Ce qui coince le plus souvent, c'est la cohérence entre la puissance déclarée dans l'audit et celle de la machine posée. Avec 13 kW en W55, mon dossier a été accepté sans question. Un voisin, lui, a vu son dossier retoqué parce que l'audit annonçait 12 kW et la machine posée en faisait 16. Faites attention à ce détail avant de signer le bon de commande.

Ce qui marche
  • Certification NF PAC et Eurovent, dossier administratif allégé
  • Puissance W55 de 13 kW cohérente avec les audits de maisons de cette taille
Ce qui coince
  • Délai global de dix-huit semaines entre devis et versement de l'aide
  • Toute incohérence de puissance audit / machine posée bloque le dossier
Maison de 2015, 165 m², Vaucluse, plancher chauffant, rafraîchissement souhaité, posée en 2023

Le rafraîchissement, ce que la machine fait vraiment l'été

J'avais lu partout que les PAC air/eau pouvaient rafraîchir en été. Sauf que la fiche technique de cette machine précise clairement que le free cooling est désactivé, et donc qu'il n'y a pas de rafraîchissement passif. Ce que je peux faire, c'est du rafraîchissement actif par circulation d'eau froide dans le plancher, mais avec des limites que personne ne m'avait expliquées clairement.

En pratique, je maintiens deux à trois degrés de moins qu'à l'extérieur, ce qui est déjà sensible. Mais il faut faire attention à la condensation sous le plancher : sans sonde de point de rosée et sans régulation adaptée, on prend des risques. La machine ne gère pas nativement cette protection, il faut une régulation tierce. Ce n'est pas un défaut de la PAC, c'est une fonction qu'elle ne revendique pas et qu'il ne faut pas lui prêter.

Ce qui marche
  • Échangeur eau capable de fonctionner en circuit froid pour l'été
  • Apport de confort sensible sur les étés longs du Sud
Ce qui coince
  • Free cooling explicitement désactivé, pas de rafraîchissement passif
  • Protection anti-condensation à prévoir en régulation externe
Le verdict

Pour quel logement ?

Les maisons de plus de 150 m² avec plancher chauffant, alimentées en triphasé, où la puissance de 15,2 kW en W35 et le SCOP de 4,62 prennent tout leur sens. Convient aussi aux rénovations avec radiateurs conservés si le régime de départ reste bas et que l'écart au littoral est suffisant.

À éviter si

Le logement est en monophasé, la contrainte de raccordement étant bloquante. À éviter également en mitoyenneté serrée ou en bord de mer sans traitement anticorrosion, la puissance acoustique de 68 dB(A) et la corrosion saline devenant des sujets coûteux.

Questions fréquentes

La puissance acoustique de 68 dB(A) est-elle compatible avec un voisinage proche ?

C'est élevé. Pour référence, un lave-linge en essorage tourne autour de 70 dB(A). En mitoyenneté, il faut soit éloigner l'unité du mur mitoyen, soit la placer côté opposé aux chambres voisines, soit prévoir un capotage acoustique.

Le seuil de 55 dB(A) correspond au confort en limite de propriété. À 68 dB(A) en sortie machine, l'atténuation par la distance est indispensable. Comptez au minimum 5 mètres de recul vers la limite, plus un écran végétal dense.

Le triphasé est-il obligatoire pour cette machine ?

Oui, la fiche technique indique une alimentation 400-3-50, donc triphasé 400 volts. Ce n'est pas une option, c'est la seule configuration possible. Si votre logement est en monophasé, il faut soit faire poser un compteur triphasé par le gestionnaire de réseau, soit choisir un modèle monophasé.

Le passage au triphasé implique un devis Enedis, un délai de raccordement et parfois des modifications du tableau électrique. Sur une machine de 15,2 kW de dimensionnement, ce n'est pas un point qu'on peut négliger au moment du choix.

Le fluide R32 pose-t-il un problème de disponibilité à long terme ?

Non, c'est même le contraire. Le R32 fait partie des fluides encore autorisés et attendus sous le règlement F-Gas, contrairement au R410A qui est en sortie de marché. Cela signifie que les recharges et les pièces détachées de circuit frigorifique devraient rester disponibles sans difficulté sur la durée de vie de la machine.

C'est un argument de valeur résiduelle en cas de revente du logement, et cela évite les mauvaises surprises de type conversion obligatoire ou indisponibilité de fluide à dix ans.

Quelle est la température de bivalence de cette PAC et que cela change-t-il ?

La température de bivalence en W55 est annoncée à -7 °C. En dessous de ce seuil, l'appoint électrique intégré prend le relais pour maintenir la consigne. Ce n'est pas une panne, c'est un fonctionnement prévu, mais c'est là que la facture de janvier peut déraper si l'appoint tourne longtemps.

Dans les régions à hivers doux, le seuil est rarement atteint et l'impact reste marginal. En zone de moyenne montagne ou dans l'Est, il faut le surveiller de près et vérifier que la loi d'eau est bien réglée pour limiter les déclenchements intempestifs.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)15,2 kW
SCOP a 35 °C4,62
Efficacite saisonniere W35181,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)13 kW
SCOP a 55 °C3,41
Efficacite saisonniere W55133,2 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)1,99
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure68 dB(A)
Consommation en veille2 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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