Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : klima.pt
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,75
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
n.c.
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
Le Midea MHC-V22WD2RN7 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de forte puissance, 22 kW annoncés en départ 35 °C comme en départ 55 °C. Certifiée NF PAC et Eurovent, elle vise les grands volumes, maisons anciennes de 200 m² et plus ou bâtiments tertiaires, avec un SCOP de 4,6 en plancher chauffant et 3,75 sur radiateurs haute température.
Son fluide R290 la place dans la génération qui a de l'avenir, pas dans le R410A en sortie de marché. Attention à trois points qui ressortent vite : l'alimentation en 400 V triphasé, la température limite de fonctionnement à -10 °C, et un courant de veille de 13 W qu'on retrouve sur la facture annuelle.
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison RT2012, 210 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Presque trop puissante pour une RT2012
En maison RT2012, 22 kW sur plancher chauffant, c'est énorme, mais le SCOP de 4,6 tient ses promesses. Sur une saison, on est sous les 1 400 kWh d'électricité pour chauffer et l'eau chaude, ce qui reste cohérent avec la consommation annoncée par le constructeur.
Le hic, c'est le dimensionnement. Ma maison plafonne à 7 kW de déperditions à -7 °C, la machine n'a pas à forcer. Elle passe la majorité de l'hiver en modulation basse et je vois bien qu'elle n'aime pas les petits appels de chaleur, le compresseur redémarre souvent. Un modèle de 9 ou 12 kW aurait suffi.
Ce qui marche
+SCOP W35 de 4,6 tenu en conditions réelles
+Fluide R290, recharges et pièces assurées
+Silencieuse une fois les plots montés
Ce qui coince
−Surdimensionnée pour une RT2012 bien isolée
−Cycles courts visibles sur les mi-saisons
−400 V triphasé à raccorder, ce n'est pas banal en maison individuelle
Le dégivrage qui laisse une flaque sur la terrasse
En hiver rhénan, entre 0 et 3 °C avec de l'humidité, la machine dégivre régulièrement. C'est normal sur toutes les PAC, mais ici la séquence dure plus longtemps qu'annoncé et le bac d'évacuation déborde sur la terrasse.
J'ai fait couler une dalle avec pente et un gravier drainant, et ça a réglé 80 % du problème. Reste le gel au pied de l'unité quand les nuits descendent vers -5 °C. Le mode silencieux n'aide pas, il ralentit la ventilation et allonge la phase de dégivrage.
Ce qui marche
+Bon rendement sur radiateurs acier à 55 °C
+Pas de coupure tant qu'on reste au-dessus de -10 °C
+Compresseur Twin Rotary bien maîtrisé
Ce qui coince
−Dégivrage fréquent en hiver humide
−Évacuation des condensats à reprendre systématiquement
J'ai remplacé une chaudière fioul de 25 ans. La cuve, les livraisons, l'odeur, tout ça a disparu. Le SCOP de 3,75 en 55 °C est honnête pour de la fonte conservée, et la température de bivalence à -7 °C veut dire que l'appoint ne prend le relais qu'au plus froid de janvier.
Le point qu'on ne m'avait pas dit : il faut monter en température lentement, la fonte a de l'inertie. En loi d'eau mal réglée la première année, j'ai surconsommé de 20 %. Après réglage, retour à la normale. Ce n'est pas la machine qui pêche, c'est le paramétrage.
Ce qui marche
+Rendement correct sur radiateurs fonte à 55 °C
+Plus de cuve, plus de livraison, plus d'odeur
+Pas d'appoint électrique au-dessus de -7 °C
Ce qui coince
−Loi d'eau à dompter, sinon surconsommation
−Cycle anti-légionelle à surveiller si ECS branchée dessus
−Puissance 22 kW peut créer des cycles courts sur mi-saison
⌂Maison de ville mitoyenne, 140 m², Hauts-de-France, plancher chauffant RDC, posée en 2023
★★★★★
Voisin à 3 mètres : le bruit n'a pas posé de problème
C'était ma hantise avant la pose, le voisin à 3 mètres et l'unité extérieure collée à sa chambre. En pratique, le niveau sonore de cette machine reste contenu, et il chute encore la nuit quand la puissance appelée baisse. Aucune remarque depuis deux hivers.
Ce qui a compté, c'est l'implantation. Le frigoriste a posé l'unité sur un mur qui ne partage rien avec la chambre voisine et a ajouté des plots. Sans ça, je ne suis pas sûr que le résultat serait le même. Et je garde en tête l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage, l'émergence mesurée la nuit peut valoir une mise en demeure.
Ce qui marche
+Niveau acoustique maîtrisé en mitoyenneté
+Baisse naturelle du bruit la nuit avec la modulation
+Plots et implantation suffisent dans la plupart des cas
Ce qui coince
−Position de l'unité déterminante, à anticiper
−Rien ne protège si l'émergence dépasse la limite réglementaire
J'ai cru comprendre qu'une PAC air/eau pouvait rafraîchir en été. En pratique, sur ce modèle, la fonction free cooling est absente et le rafraîchissement actif n'est pas prévu. Il faut passer par le plancher chauffant rafraîchissant, avec une régulation spécifique, et là on parle d'un autre chantier.
Dans le Sud, l'été, la machine tourne à l'arrêt six mois sur douze. C'est frustrant vu le prix. Si le rafraîchissement compte, il faut le dire à l'installateur dès le devis, sinon la PAC reste une chaufferie high-tech qui dort l'été.
Ce qui marche
+Rendement remarquable en demi-saison
+R290 sans enjeu de sortie de marché
+Fonctionnement silencieux quand elle tourne peu
Ce qui coince
−Pas de free cooling embarqué
−Rafraîchissement actif non prévu sans adaptation
−Six mois de l'année à l'arrêt, investissement peu amorti
⌂Bâtiment associatif, 240 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2022, comparée à une Atlantic et une Daikin
★★★★★
Choix arbitré entre trois marques, ce qui a tranché
On avait trois devis : Midea MHC-V22WD2RN7, une Atlantic et une Daikin équivalente. Sur le papier, la Daikin avait un meilleur SCOP W55, mais le delta de prix ne se justifiait pas à notre niveau de consommation. L'Atlantic était correcte mais en R32, moins engageant pour les dix ans à venir.
Ce qui a tranché, c'est le fluide. Le R290 du Midea, c'est une charge plus faible et une perspective réglementaire claire, quand le R410A et même le R32 se discutent au titre du F-Gas. Deux hivers plus tard, la facture tient les prévisions et la bivalence W55 à -7 °C est respectée. On referait le même choix, en négociant plus ferme sur la pose.
Ce qui marche
+R290, choix tourné vers l'avenir réglementaire
+Rapport prix / performance meilleur que les marques premium
+Bivalence à -7 °C tenue en conditions réelles
Ce qui coince
−Moins de notoriété que Daikin ou Atlantic
−Réseau SAV plus restreint sur certains secteurs
−Négociation de la pose à surveiller au devis
Le verdict
Pour quel logement ?
Grandes maisons anciennes de 150 à 220 m², avec radiateurs existants ou plancher chauffant, et bâtiments tertiaires ayant accès au triphasé. Le R290 et le SCOP de 3,75 en 55 °C en font une alternative sérieuse aux marques premium.
À éviter si
Le logement ne dispose pas du triphasé et l'ajout de l'installation pèse trop lourd dans le budget. En dessous de 120 m² bien isolés, la machine est surdimensionnée et enchaînera les cycles courts.
Questions fréquentes
Pourquoi la machine s'arrête-t-elle en dessous de -10 °C ?
La température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C. En dessous, le modèle coupe pour protéger le compresseur et le circuit frigorifique, et c'est l'appoint électrique qui prend le relais.
En zone de montagne ou en hiver continental prolongé sous -10 °C, il faut le prévoir dès le dimensionnement : résistance d'appoint correctement calibrée, et accepter quelques jours par an à facture plus lourde.
Le SCOP de 4,6 est-il vraiment atteignable sur radiateurs classiques ?
Non, le 4,6 correspond à un départ à 35 °C, soit du plancher chauffant ou des radiateurs basse température. Sur radiateurs haute température à 55 °C, la référence est le SCOP de 3,75.
Conserver des radiateurs fonte sans les changer est possible, mais c'est le SCOP W55 qu'il faut regarder, pas le W35. Un écart d'un point de SCOP change la facture annuelle de plusieurs centaines d'euros.
Que change l'alimentation 400 V triphasée dans un projet de rénovation ?
Pour une puissance de 22 kW, le triphasé est de toute façon nécessaire. En maison individuelle ancienne, cela suppose souvent une demande de raccordement au gestionnaire de réseau et parfois une modification du tableau.
Le délai peut aller de quelques semaines à plusieurs mois selon la zone. À intégrer dans le planning avant même la commande de la PAC, sinon la machine reste sur palette.
La consommation en veille de 13 W pèse-t-elle sur la facture ?
13 W en continu représentent environ 114 kWh par an, soit un coût marginal mais non nul. C'est le prix de la régulation et de la carte de communication qui reste éveillée.
Sur une résidence secondaire inoccupée six mois, ce n'est pas négligeable. Sur une résidence principale, cela reste anecdotique, à considérer comme un poste résiduel du bilan annuel.
Fiche technique certifiée
Puissance de dimensionnement (W35)
22 kW
SCOP a 35 °C
4,6
Efficacite saisonniere W35
181,1 %
Puissance de dimensionnement (W55)
22 kW
SCOP a 55 °C
3,75
Efficacite saisonniere W55
146,9 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
2,58
Puissance restituee a -7 °C
19,19 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)
4,36
COP a +7 °C (depart 35 °C)
6,95
COP a +12 °C (depart 35 °C)
9,02
COP a -7 °C (depart 55 °C)
2,3
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
n.c.
Consommation en veille
13 W
Fluide frigorigene
R290
Alimentation
400-3-50
Type
Monobloc
Compresseur
Twin Rotary · Variable
Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.